Opportunités d'Affaires Liban
Opportunités d'Affaires Maroc
Opportunités d'Affaires France
- Opportunités d'Affaires Jordanie
- Opportunités d'Affaires Méditerranéennes
Iloubnan - Portail d'informations
www.iloubnan.info
Agent Exclusif de Philips & Whirlpool au Liban
www.azelectronic.com
- Nsouli - Bijouterie Liban
- Bijouterie Liban
www.andremarcha.com
- Agence interactive Marseille, Agence web
www.ebizproduction.com
- Location de Voitures à Beyrouth, Liban
advancedcarrent.com
- Immobilier Liban
www.real-estate-lebanon.com
- Montres Suisses
exposureswiss.com
- Montres Suisses
www.elogaswiss.com
   
 

ARCHIVES
Retour aux Archives
Retour aux infos
English Version

La région MENA au second rang des barrières tarifaires et non tarifaires les plus élevées au monde

Une croissance lente, un chômage élevé, et une faible productivité sont des éléments critiques du défi du développement dans la région MENA (Moyen- Orient et Afrique du Nord).

La région est appelée alors à s’intégrer davantage dans l’économie mondiale pour qu’elle puisse renforcer sa croissance et créer suffisamment d’emplois.

Pour cela, elle doit œuvrer pour une libéralisation conjointe du commerce des biens et des services. Ce qui implique une circulation des travailleurs et des capitaux beaucoup plus libre que cela n’a été le cas jusqu’à présent.

La région est appelée également non seulement à réformer sa politique nationale dans le but d’améliorer le climat d’investissement, mais aussi à accorder plus d’attention sur différents aspects de la facilitation du commerce tels que la réglementation douanière, les services portuaires et l’administration des normes.

Ce sont là quelques suggestions de la Banque mondiale, soulevée récemment dans un document sur le commerce au Moyen- Orient et en Afrique du Nord.

Libéralisation inachevée

La même source note qu’en dépit de certains efforts de libéralisation du commerce de marchandises depuis le milieu des années 80, la région MENA se place toujours au second rang des barrières tarifaires et non tarifaires les plus élevées au monde. A titre d’exemple, la moyenne pondérée des droits de douane dans la région se situe à 17 % contre 12,5 % pour les pays à revenu intermédiaire, tranche inférieure (l’Asie du Sud est la seule région du monde où les droits de douane sont plus élevés). La protection non tarifaire, mesurée par le nombre de lignes tarifaires ayant au moins une barrière non tarifaire, atteint 16 % dans la région, comparé à 13 % dans les pays à revenu intermédiaire, tranche inférieure. En outre, plusieurs pays de la région MENA ont connu de longues périodes de surévaluation du taux de change au cours des dernières décennies. Il n’est dès lors pas surprenant que la région MENA ne soit pas parvenue à participer à la rapide expansion du commerce mondial des deux dernières décennies.

Parallèlement, certains pays ont réalisé des progrès notables au cours des dernières années. Par exemple, les résultats commerciaux se sont améliorés récemment au Liban, en Jordanie et en Egypte, chacun de ces pays étant parvenu à accroître le ratio des exportations au PIB au cours des trois dernières années.

Dans un autre chapitre, la BM souligne qu’en dépit des initiatives récentes, la région MENA est loin d’avoir atteint le stade où les services peuvent jouer un rôle important dans la promotion du commerce et de l’investissement. En effet, poursuit toujours la BM, les contraintes réglementaires et les niveaux d’efficacité caractérisant actuellement les secteurs des services de la région constituent d’importants obstacles au commerce et à l’investissement. C’est le cas, par exemple, du secteur du transport qui fournit des services de fret à un coût nettement supérieur à celui d’autres régions. C’est également le cas du secteur des télécommunications qui continue de fournir des services de faible qualité à un coût supérieur aux autres régions ayant un niveau de revenu comparable.

Dans le secteur des services, la situation du tourisme est plus favorable. Le tourisme est une importante source de devises pour plusieurs pays de la région MENA (comme la Tunisie, la Jordanie et l’Égypte) et offre un fort potentiel de croissance. L’avenir du secteur touristique n’est lié qu’en partie seulement à la politique économique nationale (taux de change, infrastructure de transport et qualité du secteur hôtelier) ; il dépend aussi en grande partie des facteurs et développements régionaux et géopolitiques.

Au-delà des questions de frontières

L’intégration n’est pas seulement une fonction des barrières commerciales et de la politique macro-économique. Elle implique une phase préalable d’adaptation de l’offre d’investissement influencée non seulement par les signaux des prix frontières mais également par une série de facteurs "hors frontières"qui affectent les coûts intérieurs de la production. Parmi ces facteurs figurent notamment les politiques réglementaires qui font obstacle à la concurrence, et qui se traduisent par des barrières administratives élevées à l’entrée, les restrictions sur le commerce et l’investissement extérieur, la tolérance à l’égard des cartels d’entreprises et les privilèges monopolistiques accordés aux entreprises publiques.

La région MENA est affectée par de nombreuses restrictions au commerce et à l’investissement, des barrières significatives à l’entrée sur le marché, de hauts niveaux de participation des entreprises publiques dans les activités économiques, et par le coût élevé des services d’appui aux entreprises. Prises ensembles, ces caractéristiques ont trois effets interdépendants. Tout d’abord, elles affaiblissent les importations et exportations.

Deuxièmement, elles alourdissement fortement le coût de création et d’exploitation des entreprises dans la région, ce qui freine l’investissement intérieur et étranger.

Troisièmement, elles découragent de manière disproportionnée la création et l’expansion des petites et moyennes entreprises. Bien que les coûts liés à l’application de la réglementation gouvernementale pour établir de nouvelles entreprises varie d’un pays à un autre, ils se situent entre 1 % et 2 % du PIB par habitant dans certains pays comme l’Égypte et le Liban.

Casablanca,02 28 2006
Rédaction
L'opinion
ebizproduction est soutenue par "Le Conseil Régional de la Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur".
| Home | English version | contact@1stmediterranean.com | © ebizproduction - Agence web - 2002/2008 |