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Quel urbanisme pour Casablanca - Services & NTI: Les nouveaux pôles de compétitivité

L’urbanisme à Casablanca est en pleine effervescence. Pour accompagner le débat, L’Economiste publie depuis quelques semaines une série d’articles. Après le logement traité dans notre édition du 8 février, nous abordons aujourd’hui le thème: industrie, commerce et services.

· L’industrie n’est plus en pole position
· La location longue durée, une alternative à la cherté du foncier

Changement de cap: Casablanca, qui totalise à elle seule près de la moitié du tissu industriel (42%) veut sortir de son carcan de pôle industriel.
Aujourd’hui, l’on parle de plus en plus d’un repositionnement vers les services. La tendance s’oriente vers des activités à plus haute valeur ajoutée avec une modernisation des secteurs existants. Il s’agit concrètement de renforcer cette vocation tertiaire qui caracole, depuis peu, à la tête des activités avec le développement de nouveaux métiers. A eux seuls, les services représentent plus de la moitié (57%) des activités.

Plus qu’un choix stratégique, comme veulent le présenter les pouvoirs publics, cette réorientation s’impose par un concours de circonstances. D’abord, un contexte international dominé par des mastodontes de l’industrie (Chine, Inde…) sans oublier que la ville a raté le coche de l’industrialisation. Ensuite, une tendance internationale à la dématérialisation des échanges. Des zones industrielles de fait sans études ni planification, des sites sous-équipés et inaccessibles, des pistes impraticables, un éclairage défectueux, l’insécurité… tel qu’il se présente, l’environnement général des ZI n’est toujours pas attractif. La plus grande zone industrielle, celle de Aïn Sebaâ, contribue à hauteur de 46% à la production industrielle de Casablanca. Mais elle reste loin de donner l’image d’une ZI prospère dans laquelle évoluent près de 500 unités industrielles (38% du total des unités industrielles de la ville). Alors qu’elle fut pendant longtemps le poumon industriel du Maroc, son état est aujourd’hui déplorable. La situation est telle que plusieurs industriels déménagent ou du moins préfèrent s’installer ailleurs. Pourtant, les atouts ne manquent pas: proximité du port et de l’aéroport, des autoroutes, gares ferroviaires…

La zone de Bernoussi, si elle contribue pour 23% à la production industrielle et emploie 21% d’effectifs, n’est pas mieux lotie. Les nouveaux parcs industriels (Nouaceur, Bouskoura, My Rachid…), censés attirer les investisseurs par la formule du foncier locatif, ne tirent pas leur épingle du jeu. Si les lots de location longue durée arrivent parfois à trouver preneur (les lots commercialisés représentent 80% de la surface totale du parc de Bouskoura), la majorité des unités ne sont pas encore opérationnelles. «Le foncier locatif est une bonne formule, sous réserve que les organismes financiers jouent le jeu», précise un industriel. Depuis 1996, date du lancement du projet de parc industriel, seules 28 entreprises sont en activité à Bouskoura (et 43 unités en cours de construction), alors que le parc peut accueillir une centaine d’entreprises (sur des lots de 1.000 à 10.000 mètres carrés environ). Près de la moitié (46%) des entreprises accueillies au parc de Bouskoura sont de capitaux étrangers. Certaines unités ne cachent pas leur satisfecit quant à la sécurisation du site, la réactivité du gestionnaire du parc, mais pointent du doigt l’abondance de chiens errants et l’absence de services de protection civile dans la zone de Bouskoura. «En cas d’accident, il faut compter 90 minutes pour que les pompiers arrivent à la rescousse, car il leur faut traverser des axes congestionnés», confie un industriel à la revue Conjoncture de la CFCIM.

Et ? un autre industriel de soulever le problème de l’?miettement des ZI (voir encadré): «la ville compte 42% des établissements industriels et contribue avec 25% au PIB national, mais les zones sont éparpillées. Au lieu de tabler sur la quantité, réussissons au moins une seule zone intégrée». Et à un autre de s’interroger sur la logique d’implantation. De son avis, les ZI gagneraient plutôt à être regroupées par secteur d’activité.

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Le duel Casa-Tanger

En attendant que le port de Tanger Med soit opérationnel, Casablanca reste la première zone portuaire du pays avec 60% des échanges commerciaux et 40% des exportations. Position que lui disputera sans doute le port de la ville du dét?roit dont les prestations seront de 40% moins chères. Casablanca est aussi le premier pôle industriel avec 42% des établissements industriels, 50% de la valeur ajoutée, 48% des investissements. La région emploie 46% de la population active du Maroc et contribue avec 25% au PIB national.
Last but not least, la métropole occupe la 1re place financière avec 30% du réseau bancaire.

Casablanca,02 28 2006
Rédaction
L'Economiste
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