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Négociations agricoles - Pour la première fois, des concessions tarifaires à l’UE

· Un rendez-vous capital pour le Maroc
· C’est le 1er partenaire de l’UE à adopter la nouvelle approche


LES deux compères en accord d’association, le Maroc et l’Union européenne, se réunissent aujourd’hui 22 février à Rabat, au ministère de l’Agriculture, pour commencer un round de négociations délicat et le dernier dans son genre.

Il concerne les produits agricoles frais, les produits agricoles transformés et l’on y a ajouté les produits de la pêche (régime commercial, différent de l’accord de pêche). C’est la première rencontre d’une série de réunions pour faire aboutir un consensus avec une nouvelle approche convenue par les deux partenaires, celle de la liste négative. Le Maroc est aussi le premier pays parmi les douze du pourtour méditerranéen(1), à entamer des négociations sur la base de ce principe. Le nouveau cadre de négociations est un virage à 180 degrés par rapport à la philosophie précédente. Le Royaume a accepté le «principe de libéralisation progressive de tout son secteur agricole» au lieu de négocier produit par produit (liste positive). Dans ce nouveau cadre, il devra, comme son vis-à-vis européen, lister ses «produits sensibles», et qu’on ne peut intégrer dans la logique de l’ouverture tarifaire (cf. encadré). La pression, selon les professionnels, vient du contexte Euromed, mais aussi des pâles performances des échanges agros.

L’enjeu pour le Maroc est multiple: sortir de l’arriération tout un pan de son agriculture, développer ses positions extérieures déjà présentes sur le marché européen, développer de nouvelles incitations tarifaires pour tout le reste des produits agricoles frais ou transformés et pour les produits de la pêche également. C’est un rendez-vous déterminant, estime l’Apefel (Association des producteurs de fruits et légumes) très impliquée dans les négociations. Déterminant car il devrait permettre au Maroc de négocier des ouvertures ambitieuses sur l’Union européenne et de décrocher le partenariat pour aider à accélérer les réformes agricoles. Si l’on rate le coche… eh bien, il faudra compter uniquement sur nos propres ressources et sur l’autodiscipline des professionnels pour faire de la pression. Rappelons que l’enjeu de la réforme céréalière touche 1,5 million de petits agriculteurs pour ne citer que ce cas-là (cf. nos nombreuses analyses, www.leconomiste.com). Les défis du Maroc sont socioéconomiques. Le voisin européen n’est pas du tout dans ces enjeux-là.

La plus grande difficulté pour l’UE ne concerne évidemment pas le mode de production modernisé depuis longtemps, mais touche à la psychopolitique. C’est-à-dire qu’il est politiquement difficile de faire accepter aux électeurs l’ouverture libre des produits agricoles marocains, même si les grandeurs économiques n’ont vraiment pas de quoi faire peur ces électeurs européens. Même si elles se passent «entre amis», les négociations se déroulent dans un contexte difficile où les visions manichéennes (Occident-Monde musulman) sont exacerbées plus que jamais.

Pour rappel également, la feuille de route euroméditerranéenne pour l’agriculture préconise le changement d’approche des négociations. Les ministres de l’Agriculture de l’Euromed réunis à Venise (novembre 2003), les ministres des Affaires étrangères réunis à La Haye (novembre 2004), sont arrivés à la conclusion, selon laquelle le processus de négociation et de libéralisation a été laborieux, «puisque celui-ci se limitait uniquement à des sujets sensibles et peu propices à des avancées fortes».

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La liste négative du Maroc

IL est évident que dans ce «petit panier» marocain appelé liste négative, l’on y mettra les secteurs sensibles: céréales, viandes, produits laitiers et éventuellement produits sucriers. Ces produits doivent faire l’objet de mesures d’appui au processus de réforme pour les mettre en situation d’ouverture plus grande et plus compétitive.

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Le scénario du pire

LE pire dans ce nouveau cadre de négociation serait que le Maroc décroche «la timbale» exclusivement pour le développement rural, parallèlement à une fermeture réciproque Maroc et UE. L’ouverture du marché marocain serait trop grande et importante (l’UE = 3.000 positions à l’export agricole pour 15 côté marocain) sur les autres produits transformés… Ce qui réduira les possibilités d’expansion de la production locale qui serait freinée dans sa diversification et l’innovation. Et cela sans avoir d’appui aux réformes agricoles.

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(1) Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte, Israël, Palestine (ou Autorité palestinienne), Jordanie, Liban, Syrie et Turquie et Chypre et Malte (qui font depuis le 1er mai 2004 partie de l’UE).

Casablanca,02 28 2006
Mouna Kadiri
L'Economiste
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