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Rapport Eurostat sur le Maghreb - L’emploi, un enjeu majeur

· L’Office européen des statistiques analyse la situation dans les trois pays
· Démographie: On se rapproche du ralentissement européen
· Chômage des -25 ans: Moins de casse au Maroc?


La situation du chômage au Maghreb demeure un défi majeur pour les gouvernements, et le sous-emploi des jeunes générations et des femmes notamment reste préoccupant.

Et si, depuis le début des années 2000, les trois pays du Maghreb enregistrent une croissance soutenue de leur PIB (Produit Intérieur Brut), ces bons résultats, rapportés à la population, font que la richesse produite reste bien en deçà de celle des pays les plus pauvres de l’UE. Ce sont quelques-uns des nombreux enseignements que tire la Commission européenne dans un document statistique, publié début janvier sur les principaux traits de l’évolution récente des sociétés du Maghreb. Ce premier type de document sur les statistiques sociales euromed est appelé à se multiplier au fur et à mesure que sera mis en place le nouveau programme de coopération euromed «Med-Stat II» (voir encadré). L’ambition de ce programme est de produire des séries de statistiques harmonisées sur une période significative aux niveaux national et régional, des outils d’autant essentiels, dit la Commission, pour accompagner l’établissement de la zone de libre-échange à l’horizon de 2010-2012.

Le rapport d’Eurostat (l’Office européen des statistiques) note que l’un des principaux traits de l’évolution récente des sociétés du Maghreb est le ralentissement de la croissance démographique. Mouvement qui s’est traduit par une modification sensible du poids des différentes générations. Entre 1990 et 2003, les trois pays du Maghreb ont enregistré un gain de population de 14,4 millions d’habitants, un chiffre voisin de celui de l’ensemble des 25 pays de l’Union européenne pour la même période (15,8 millions).

Le rythme de croissance s’est cependant nettement ralenti au cours de la période. Ainsi, la population algérienne qui évoluait à un rythme annuel de 2% entre 1990 et 1996 croît désormais au rythme de 1,5% et se rapproche ainsi de la croissance enregistrée au Maroc. La Tunisie est le pays qui a connu le plus fort ralentissement. Le taux annuel d’accroissement de la population frôle le 0,6%, se rapprochant ainsi de la moyenne de l’Union européenne. Ce ralentissement est d’abord le résultat d’une forte baisse de la fécondité. L’indice conjoncturel de fécondité s’établit à environ 2,5 enfants par femme en Algérie et au Maroc. Il se situe juste au seuil de renouvellement des générations en Tunisie (2,06). Si cet indicateur reste très éloigné de celui de l’Union (1,48), il est en général inférieur à celui des autres pays de la zone méditerranéenne, en général plus proche de 3.

Les experts d’Eurostat expliquent que ce tassement général de la fécondité s’est accompagné de gains nets et réguliers en espérance de vie. Notamment en Algérie où hommes et femmes ont gagné six ans d’espérance de vie depuis 1994. Maroc et Tunisie se situant entre 2 et 3 ans sur la même période. Sans atteindre la moyenne de l’Union européenne, l’espérance de vie dans le Maghreb rejoindrait donc celle des nouveaux Etats de l’Union intégrés en mai 2004 (72-73 ans). Au sein de la zone méditerranéenne, seul Israël présente des espérances de vie supérieures (80 ans).

· Rapport de dépendance

La part des moins de 15 ans atteint un peu plus de 30% au Maghreb contre 16,4% au sein de l’Union européenne. Les évolutions de fécondité ont, au cours des quinze dernières années, très sensiblement modifié la structure de la population du Maghreb. Le « rapport de dépendance » (ratio entre la population des – de 15 ans et des + de 65 ans, rapportée à la population des 15 à 64 ans) s’est considérablement amélioré. Il atteignait 85% en Algérie en 1990 contre 55,1% en 2003. L’évolution est d’une moindre ampleur au Maroc et en Tunisie en raison d’une moindre proportion de population de moins de 15 ans en 1990. Les entrées dans les classes d’âge des moins de 15 ans sont moins importantes que les entrées dans la classe des 15 à 64 ans des générations plus nombreuses des périodes précédentes.

La situation du marché du travail est relativement contrastée entre les trois Etats du Maghreb. L’Algérie conserve un taux de chômage relativement élevé (17,7% en 2004 contre 11,9% au Maroc en 2003 et 14,3% en Tunisie). Cependant ces deux Etats connaissent depuis l’année 2000 une certaine stabilité (amélioration de 2 points environ), alors que l’Algérie connaissait un taux de chômage proche de 30% en 2000, soit une amélioration de 13 points. Dans les trois cas, le sous-emploi touche plus les femmes que les hommes (un à deux points en plus). Mais c’est la situation des moins de 25 ans qui connaît le plus de dégâts. Si le Maroc parvient à limiter le taux de chômage de cette catégorie à 17% (soit 5 points de plus que dans l’ensemble de la population active), l’Algérie et la Tunisie enregistrent des écarts plus conséquents (32% en Algérie et 31% en Tunisie).

· Croissance soutenue

Le rapport d’Eurostat relève que, depuis 2001, les trois pays du Maghreb (Maroc, Algérie et Tunisie) connaissent une croissance soutenue et régulière du Produit intérieur brut, qui contraste avec la morosité observée dans l’Union européenne (autour de 1,4%) et l’irrégularité de celle-ci dans les autres états de la zone méditerranéenne. Le taux de croissance moyen enregistré sur la période 2001-2003 a atteint en effet 5,6% en Tunisie, 4,8% au Maroc et 4,0% en Algérie, avec une tendance marquée au redressement pour cette dernière.

La croissance des économies du Maghreb reste largement dépendante des marchés extérieurs. L’Algérie et la Tunisie réalisent environ 40% de leur PIB à l’exportation (respectivement 38,3% et 43,8% en 2003). Le Maroc est moins dépendant avec 27,9% du PIB réalisé à l’exportation. En termes géographiques, le commerce extérieur du Maghreb reste très orienté sur les marchés de l’Union européenne. S’agissant des exportations, l’Union demeure un partenaire essentiel, les pays du Maghreb y ont réalisé plus des deux tiers de leur commerce en 2003, ce taux atteignant même 80% pour la Tunisie. Histoire commune oblige, c’est aussi avec les pays de l’Union riverains de la Méditerranée que les échanges sont les plus intenses. La France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal absorbent en effet plus de 50% des exportations du Maghreb. Pour les importations, les pays du Maghreb sont légèrement moins liés à l’Union même si celle-ci a assuré près de 63% de l’ensemble des importations en 2003. Comme pour les exportations, la Tunisie enregistre le meilleur score: plus de 73% de ses importations proviennent de l’Union.

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Med-Stat

MED-stat II (suite de Med-Stat I) est un Programme régional euro-méditerranéen sur la coopération statistique dont l’objectif affiché est d’améliorer la qualité des services et des données statistiques dans les pays partenaires méditerranéens. D’une durée de trois ans (2006-2008), celui-ci est doté d’un budget de 30 millions d’euros. Il devait être lancé le 27 janvier au Luxembourg où siège l’Office européen des statistiques. Med-Stat II est géré par l’Office de coopération EuropeAid de la Commission européenne avec l’appui technique de l’Office européen des statistiques, Eurostat. Il comprend plusieurs sous-programmes: Med-Soc (pour les questions sociales), Med-IS (Société de l’Information), Med-Comext (Commerce extérieur) et Med-Energie.

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Pas assez de croissance

Cependant, si l’on rapporte ces chiffres à la population, la richesse produite dans le Maghreb reste bien loin derrière celle des pays les plus pauvres de l’Union (1.700 euros par habitant en 2003). Le poids de l’agriculture demeure important, notamment en Algérie et au Maroc. Plus de la moitié de la production algérienne est dépendante du secteur industriel en raison de l’importante production de gaz et de pétrole. A l’opposé, la Tunisie tire plus des deux tiers de sa richesse du secteur des services. Depuis 1995, le poids respectif des différents secteurs n’a a pas connu d’évolution significative. L’effort d’investissement est resté globalement stable depuis 1995. La part du PIB consacrée à la formation brute de capital fixe reste voisine de 25%.

Casablanca,02 21 2006
Aziz Ben Marzouq
L'Economiste
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