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Coopération maroco-française décentralisée - Quelle réciprocité ?

· Saint-Denis/Tiznit, Marrakech/Clermont-Ferrand…
· Des cas concrets de coopération… pas encore convaincants


Pour réaliser leurs projets urbanistiques, les collectivités locales marocaines ont acquis un nouveau réflexe: faire appel à l’expertise française.

L’expérience marocaine dans le domaine étant encore à son stade embryonnaire.

Lors du tout premier forum de partenariat maroco-français, tenu à Skhirat les 27 et 28 janvier dernier, la coopération décentralisée, déjà entamée entre les communes marocaines et les mairies françaises, a marqué un point. Surtout au niveau institutionnel, à travers trois conventions-cadres, un accompagnement plus rapproché des projets et autres aides directes (cf.www.leconomiste.com). En outre, dans les différents ateliers organisés dans le cadre du forum, il était question d’appui aux entreprises, aux infrastructures et à la recherche, de développement social ainsi que d’aménagement territorial.

Le forum a été, par ailleurs, une occasion d’exposer les quelques cas de coopération déjà entrepris. Ainsi, responsables des communes marocaines et des mairies françaises ont défilé deux par deux pour présenter des cas concrets de collaboration régionale décentralisée. Oujda, Tiznit, Taroudant et Figuig du côté marocain, Clermont-Ferrand, Saint-Denis, Aix-en-Provence et Romans-sur-Isère du côté français sont passés à la barre.

Selon les intervenants, la politique de la ville et les stratégies de développement urbain sont plus faciles à concevoir à deux. Les exposants ont expliqué que les villes partenaires, souffrant des mêmes problèmes, travaillent de pair sur la recherche de solutions à travers des commissions mixtes. Reste que la majorité des cas exposés montre un manque flagrant d’échange. Les solutions adoptées par les communes marocaines sont tout simplement calquées sur celles du partenaire français. Et c’est la réciprocité de la coopération qui en est remarquablement limitée. La preuve est l’état de réalisation des projets. Ceux de l’Hexagone approchent leurs stades finaux, au Maroc, ils sont encore au stade de maquette ou à peine plus.

Un représentant du côté français a d’ailleurs bien précisé que «même si les problèmes sont parfois similaires, les solutions se doivent d’être adaptées»… surtout en matière de ressources financières, faut-il ajouter. Ce dernier souci a d’ailleurs été largement évoqué par les communaux marocains comme étant le principal frein au développement des villes.

Par ailleurs, les collectivités locales françaises, contrairement à celles marocaines, disposent d’une grande marge de manoeuvre et d’un plus grand pouvoir de décision.

En tout cas, ce «partage» d’expérience aura au moins servi à réorganiser les démarches d’intervention des communes marocaines. Celles-ci n’accordaient que peu d’attention à l’étape de diagnostic et de planification. Actuellement, avec les commissions de réflexion, la donne est en passe de changer. Autre déséquilibre entre les deux partenaires, le pouvoir du fameux plan de déplacement urbain (PDU), élaboré au niveau des communes et agences urbaines. De portée très large en France, le PDU n’est pas un document opposable aux tiers au Maroc. Pourtant, c’est dans son cadre que doivent être gérés, les différents problèmes de la ville, entre autres, l’aménagement urbain, la circulation et le déplacement, la «piétonisation» et l’assainissement.

Casablanca,02 12 2006
Rédaction
L'Economiste
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