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Conférence sur la politique arabe de la France

Mercredi 19 février dernier au Centre Culturel Royal, M. Rémy Leveau, universitaire français agrégé de science politique et spécialiste du Monde Arabe, a présenté la politique française dans le Monde Arabe depuis le début du XXème siècle jusqu’à nos jours. Retour historique instructif sur la politique extérieure française éclairant la situation actuelle.

Selon M. Leveau, la politique arabe de la France a été déterminée de tout temps, par le jeu des rivalités européennes.

Le point de départ de l’intérêt français pour le monde arabe est probablement la campagne égyptienne de Bonaparte, et l’influence des meilleurs savants français de l’époque qui l’ont accompagné et ont collecté des documents sur la nature, l’archéologie, l’histoire égyptienne.

Puis les rivalités des pays européens ont modifié les enjeux dans le monde arabe et ont défini des stratégies différentes selon les pays : la France se tourne vers le Maghreb et la Grande-Bretagne vers le Proche-orient. Avec les traités de Balfour et de Sykes-Picot, on assiste au « dépeçage » de l’empire ottoman par les puissances européennes : « C’est une vieille histoire pas toujours pacifique » poursuit M. Leveau. La crise du canal de Suez marque la fin de l’influence européenne dans la région et l’avènement des influences américaine et soviétique, puis l’hégémonie actuelle du système américain. 1979 est l’année charnière qui voit l’influence américaine contrôler la région pour deux raisons qui tiennent à cœur son gouvernement : la sécurité d’Israël et le pétrole.

La politique française, quant à elle, essaie de faire entendre sa voix, et malgré des transferts économiques qui ne sont pas du même niveau que ceux des américains, elle maintient jusqu’à nos jours des liens d’ordre culturel et linguistique. Ces échanges sont d’autant plus important que la France et l’Europe ont sur leurs sols des populations immigrées du Sud de la Méditerranée (Tunisie, Maroc, Algérie).

M. Leveau poursuit en ajoutant que dans les cinquante prochaines années, la démographie européenne chutera et que l’Europe se verra dans l’obligation de réouvrir les courants migratoires, explicitant ainsi que si l’Europe reconnaissait dès aujourd’hui la part de l’Islam dans la culture européenne et revendiquait haut et fort son lien avec le monde arabe, l’ouverture de ses frontières se ferait de manière naturelle et logique. Sur le dossier irakien, M. Leveau, tout en regrettant qu’il « n’existe pas, à l’heure actuelle, de politique extérieure commune européenne », indique que la France s’efforce de rappeler les droits internationaux et de les faire respecter. Il terminera en soulignant une éventuelle solution au travers d’une coopération entre pays arabes…

M. Rémy Leveau a enseigné à l’Université de Rabat, à l’Université St-Joseph de Beyrouth, à l’Institut d’Etudes politiques de Paris et a collaboré avec l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Il a en outre exercé les fonctions de conseiller culturel au sein des ambassades de France en Libye et en Egypte. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux pays arabes. M. Rémy Leveau est actuellement Président du Conseil scientifique de l’Institut Français du Proche-Orient (IFPO), récemment inauguré qui centralise les trois centres préexistants de Damas, Beyrouth et Amman. Cette réorganisation générale des centres de recherche français à travers le monde (28 au total dont 12 dans des pays arabes), et particulièrement au Moyen-Orient, a pour but d’améliorer les capacités de recherche scientifique, comme l’a expliqué à la presse l’Ambassadeur de France à Amman, M. Jean-Michel Casa.

Le gouvernement français a entamé ce processus de restructuration il y a deux ans regroupant les instituts méditerranéens en quatre zones : Turquie/Iran/Asie Centrale, Egypte/ Soudan/Péninsule arabique, Maghreb/Proche-orient. Désormais, l’IFPO remplace l’IFAPO à Amman, l’IFEAD à Damas et le CERMOC à Beyrouth. Ces trois capitales accueillent les bureaux de l’IFPO avec une filiale supplémentaire à Alep et offrent des facilités de recherche sur les études palestiniennes et irakiennes.

L’IFPO est ouvert aux étudiants en doctorat et aux chercheurs spécialistes de politique, géographie, histoire, anthropologie, archéologie. De plus, des bourses seront destinées aux candidats étrangers et français et 145 000 livres de référence sont disponibles au public à la librairie de l’IFPO. Cette initiative renforce la diversité et la coopération toujours plus étroite entre la France et le monde arabe.

Amman,03 03 2003
Léticia Franiau-Al Sharaia
The Star
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