Opportunités d'Affaires Liban
Opportunités d'Affaires Maroc
Opportunités d'Affaires France
- Opportunités d'Affaires Jordanie
- Opportunités d'Affaires Méditerranéennes
Iloubnan - Portail d'informations
www.iloubnan.info
Agent Exclusif de Philips & Whirlpool au Liban
www.azelectronic.com
- Nsouli - Bijouterie Liban
- Bijouterie Liban
www.andremarcha.com
- Agence interactive Marseille, Agence web
www.ebizproduction.com
- Location de Voitures à Beyrouth, Liban
advancedcarrent.com
- Immobilier Liban
www.real-estate-lebanon.com
- Montres Suisses
exposureswiss.com
- Montres Suisses
www.elogaswiss.com
   
 

ARCHIVES
Retour aux Archives
Retour aux infos
English Version

Maroc-UE: Le politique pour débloquer le dossier agricole

Des «instructions politiques» pour assouplir l'intransigeance des techniciens européens.
Des Européens accusent le Maroc de jouer double jeu en négociant une ZLE avec Washington.


Taïeb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, a présidé la délégation marocaine au Conseil d'association entre le Maroc et l'Union européenne, qui s'est tenu hier, 24 février, à Bruxelles.

C'est la troisième rencontre de ce genre, après celles tenues le 9 octobre 2000 et le 9 octobre 2001. Le but de ces réunions est de mettre en oeuvre les dispositions prévues dans l'accord d'association . Selon des documents de la Commission européenne, la réunion d'hier devait servir, entre autres, à adopter la création de six nouveaux sous-comités, dans les domaines de l'industrie, du commerce, du transport, de l'énergie, de la sécurité et de l'agriculture.

Ce dernier dossier est l'un des plus épineux. Le dernier round de négociations agricoles, du 14 janvier dernier à Rabat, n'avait pas abouti à un compromis entre les deux parties. A l'époque, les négociateurs marocains et européens chargés du volet agricole, avaient procédé à un échange de propositions, et ce, dans le cadre de la "réciprocité" demandée par les Européens. Il s'agit, pour le Maroc, de faire des concessions en matière d'importations de céréales, pour bénéficier d'une largesse de la part de Bruxelles.
En tout cas, les offres des deux parties sont restées, depuis lors, au stade d'étude et de concertation avec les professionnels et les pays membres de l'UE.
Rappelons toutefois que dans le volet agricole, le sort de la tomate demeure la principale pomme de discorde entre Rabat et Bruxelles.

D'ailleurs, Hassan Benabderrazik, secrétaire général du ministère de l'Agriculture et chef des négociateurs marocains, était également du voyage dans la capitale belge.
Un professionnel assure que "les pourparlers entre les experts des deux parties sont pratiquement dans l'impasse, notamment au sujet du dédouanement Gatt". Les négociateurs européens sont intransigeants.
Par conséquent, Taïeb Fassi Fihri devait aborder ce point avec les responsables européens pour que des "instructions politiques" soient données aux techniciens communautaires. Face au blocage des négociations agricoles, cette intervention politique devenait une nécessité pour l'accélération des travaux des négociateurs et la signature d'un nouveau protocole agricole.
A noter que Taïeb Fassi Fihri est également l'interlocuteur des autorités américaines dans le cadre des négociations pour l'instauration d'une zone de libre-échange entre les Etats-Unis et le Maroc. Certaines sources diplomatiques européennes, citées par la presse espagnole, accusent Rabat de vouloir jouer "double jeu".
Selon des responsables marocains, Fassi Fihri a également abordé avec les Européens le soutien financier accordé à Rabat à travers MEDA II.

L'émigration à l'ordre du jour

Le problème de l'émigration clandestine est un élément important dans l'accord d'association entre le Maroc et l'Union européenne. Le Maroc est non seulement un pays émetteur mais également un territoire de transit. C'est pour ces raisons que la Commission a tenu à inscrire ce point à l'ordre du jour de la réunion d'hier.
L'UE propose à ce titre trois programmes pour mettre fin à cette situation: l'appui institutionnel à la circulation des personnes, la gestion des contrôles frontaliers et une stratégie pour le développement des provinces du nord.
Le but de ces trois programmes d'une part est de mieux organiser l'émigration légale, en combattant en même temps celle illégale et d'autre part, pour fixer les populations dans les régions source principale de cette émigration.

Casablanca,03 03 2003
Abdelmohsin EL HASSOUNI
L'Economiste
ebizproduction est soutenue par "Le Conseil Régional de la Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur".
| Home | English version | contact@1stmediterranean.com | © ebizproduction - Agence web - 2002/2008 |