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Rabat-Salé et Rhône-Alpes ont le vent en poupe

Coopération décentralisée

Du 16 au 18 janvier, élus et chefs d’entreprises de la deuxième région française sont à Rabat et, durant trois jours, les rencontres avec leurs homologues Rbatis vont se succéder. Jean-Jack Queyranne, président du Conseil régional de Rhône-Alpes, fait le point sur un partenariat dynamique, dans cet entretien accordé à La Gazette du Maroc.

Jean-Jack Queyranne, président du Conseil régional de Rhône-Alpes (France).

La Gazette du Maroc : Quel bilan tirez-vous de 5 ans de coopération entre Rhône-Alpes et Rabat-Salé ? Quels sont les projets les plus avancés ? Quels sont les axes nouveaux des trois prochaines années ?
Jean-Jack Queyranne : La Région Rhône-Alpes entretient des relations depuis 1989 avec la Région de Rabat-Salé-Zemmour dans le domaine de la formation, de l’environnement, de la culture ou encore de l’enseignement supérieur. Des missions commerciales ont été régulièrement menées entre les deux régions depuis cette date. La multiplication des échanges a débouché sur un accord de coopération signé le 30 juin 1999. Ce fut la 1ère convention de coopération décentralisée signée entre une région française et une région marocaine. Cette convention a permis d’accompagner le processus de décentralisation de notre partenaire marocain et de lui apporter un appui technique dans le cadre de trois projets principaux : la préservation de la forêt de la Mâamora (avec le centre de formation professionnelle forestière de la Drôme), le développement social des quartiers de Salé (avec l’Institut de formation des animateurs des collectivités de l’Isère) et la création du parc industriel d’Aïn Johra (avec l’Institut de management territorial européen et le parc d’activités Centr’Alp de Voiron); ce projet faisant l’objet d’une coopération tripartite avec le Piémont. La réussite des projets menés en commun pendant ces cinq dernières années nous conduit naturellement à poursuivre cette coopération en signant un nouvel accord avec le Président Berkia lors de mon déplacement à Rabat.
Dans cette nouvelle phase de coopération, les actions de partenariat engagées dans le cadre de la précédente convention seront poursuivies. Nous souhaitons également privilégier la question environnementale (préservation et gestion des ressources naturelles qui est un des thèmes de la conférence des “4 Moteurs” au Maroc) ainsi que le développement des échanges économiques. Cette volonté s’inscrit dans le cadre des objectifs du partenariat euro-méditerranéen tels que réaffirmés à Barcelone en novembre dernier.

L.G.M. : Comptez-vous développer la visibilité de cette coopération tant à Rabat qu’en Rhône-Alpes ?
J.-J.Q. : L’organisation de la mission des “4 Moteurs” au Maroc permet de porter un éclairage sur les réalisations en cours et sur les liens de coopération et d’amitié qui existent entre nos deux régions. L’accueil par la région de Rabat de la mission “4 Moteurs” est un évènement important pour cette région marocaine qui a mobilisé à cette occasion les représentants politiques nationaux ainsi que les présidents des autres régions marocaines. En Rhône-Alpes, le Maroc et Rabat-Salé ont déjà été les invités d’honneur de la Foire de Lyon. Ils reviendront cette année. Un travail important est mené aussi entre les chambres des métiers pour le développement de l’artisanat.

L.G.M. : Les réformes institutionnelles du Royaume suffisent-elles, selon vous, à asseoir la coopération de région à région ? Comment, par ailleurs, une région française peut-elle accompagner le processus de décentralisation marocain ?
J.-J.Q. : Le processus de décentralisation marocaine date des dix dernières années. Si des régions économiques ont été créées en 1971, leur transformation en collectivités locales n’a eu lieu qu’en 1992 et leur statut a été précisé par une loi de 1996. Notre partenaire la Région de Rabat- Salé- Zemmour a été créée en 1999.
Les compétences des régions marocaines sont principalement le développement économique et l’aménagement du territoire, même si leurs pouvoirs et leurs moyens restent encore relativement limités. Mais en France, la régionalisation n’a été engagée qu’en 1972 et il a fallu attendre le gouvernement de la gauche en 1982 pour lui donner un vrai coup d’envoi. La Région Rhône-Alpes a acquis maintenant une bonne expérience. Elle peut être reconnue comme lieu de ressources pour l’appui à la décentralisation de la Région de Rabat. C’est ainsi que les premiers fonctionnaires de la Région de Rabat ont reçu des formations au sein de la Région Rhône-Alpes. Notre appui à la décentralisation s’inscrit dans le cadre de la politique française au Maroc, l’Etat français ayant développé un Programme d’Aide à la Décentralisation marocaine. Rhône-Alpes y prend part avec Rabat-Salé en mettant en place la première “Maison de l’Elu” au Maroc.

L.G.M. : Lors de votre déplacement à Rabat, vous rencontrez le président de l’Université Mohammed V. La région Rhône-Alpes a-t-elle une politique particulière visant à faciliter l’accès des étudiants marocains à ses universités ?
En matière universitaire, nous accueillons de nombreux étudiants marocains et attribuons chaque année une trentaine de bourse à des étudiants de la Région de Rabat. Nous souhaitons maintenant encourager la création de co-diplômes en lien avec des masters spécialisés (notamment avec l’université Pierre Mendès-France de Grenoble).

L.G.M. : Votre venue à Rabat est placée sous le double signe du renouvellement de l’accord entre Rhône-Alpes et Rabat-Salé et de la conférence des “4 Moteurs” pour le développement durable et les techniques en-vironnementales dans le bassin méditerranéen. Quelle doit être la place de la coopération décentralisée dans le partenariat euro-méditerranéen ? Et comment interpréter cette relation entre régions à l’heure où le dialogue entre les Etats est atone?
J.-J.Q. : Le 10ème anniversaire du Processus de Barcelone a mis en évidence un bilan mitigé. La relance du Processus doit s’appuyer en partie sur la multiplication des liens entre gouvernements nationaux et locaux, les chambres consulaires et les entrepreneurs des deux rives. Les collectivités territoriales ont donc un rôle certain à jouer. L’organisation de la Conférence annuelle des “4 Moteurs” à Rabat participe pleinement à la réalisation des objectifs politiques, économiques et culturels de Barcelone : c’est une rencontre qui met en contact les collectivités publiques, les experts ainsi que les entreprises européennes et marocaines.
De façon générale, on constate la place de plus en plus importante des régions en Europe. Elles constituent le bon niveau de gouvernance pour les citoyens. Leurs expériences en matière de coopération (transfrontalière ou interrégionale) sont exemplaires pour les régions euromed, constituant un modèle de développement intégré.

(*) Partenariat de 4 régions européennes économiquement majeures:
- Rhône-Alpes (France).
- Catalogne (Espagne).
- Lombardie (Italie).
- Baden-Wurtenberg (Allemagne).


Casablanca,01 23 2006
Rédaction
La Gazette du maroc
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