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L'épopée d’une «médaillée d’or informatique»

· Atos Origin pilote les systèmes informatiques des Jeux Olympiques
· Au Maroc, la firme a développé la solution pour la paie des fonctionnaires


Lorsque les athlètes se lanceront sur les pistes de ski le 10 février prochain à Turin, un nom sera derrière la maîtrise du système informatique et la sécurisation d’informations diffusées aux quatre coins de la planète: Atos Origin.

Contrairement à ce que pourrait laisser supposer son nom, cette firme n’est pas d’origine grecque.
Start-up à sa création, devenue multinationale, Atos Origin associé à un groupe de partenaires, a décroché la médaille d’or en s’adjugeant le marché informatique de l’événement sportif le plus important du globe, et ce jusqu’en 2012. Impossible d’arracher une quelconque information sur le montant du marché. Ce qui est sûr en revanche, c’est qu’il se chiffre en millions d’euros.

Partenaire informatique mondial des JO, Atos Origin arbore fièrement les anneaux olympiques sur son logo. Une entreprise ne peut pas espérer mieux en matière de visibilité. Le cahier des charges fixé par le CIO est clair: «assurer le développement, l’exploitation et la sécurisation des systèmes informatiques stratégiques des Jeux». Ce périmètre comprend la gestion centrale des accréditations, l’information du personnel, la gestion des ressources humaines, les services médicaux, les résultats sportifs et les qualifications des athlètes. Autant dire qu’aucun droit à l’erreur n’est permis. Mais dans l’immédiat, la préoccupation la plus pressante est de réussir un sans-faute aux olympiades d’hiver du 10 au 26 février prochain organisées à Turin. En parallèle, la task-force informatique de Pékin (2008) est déjà opérationnelle. Des échanges entre Pékin et Turin sont réguliers de manière à tirer les enseignements de ce rendez-vous. Atos Origin a derrière lui quelques grosses références: le Tunnel sous la manche, la Police britannique, Bercy, Maroc Telecom, France Télécom, Renault, la Trésorerie générale du Royaume, etc.

A la tête d’un consortium composé de plusieurs sociétés, Atos pilote l’intégration des systèmes informatiques des Jeux de Turin. Le projet est d’une extrême complexité et d’une très haute criticité, concèdent les responsables au QG turinois. «Il n’y a pas de droit à l’erreur, la meilleure manière de savoir que tout s’est bien passé est qu’on ne parle pas de nous», explique Yann Noblot, responsable de la sécurité informatique des Jeux de Turin.

L’enjeu, ajoute-t-il, est de minimiser à l’extrême le potentiel d’incidents afin d’assurer la viabilité du système et la protection de l’intégrité des données. Le testing est au cœur de la sûreté du dispositif. L’objectif n’est pas seulement de vérifier la robustesse de l’infrastructure mais aussi de s’assurer de la bonne coordination entre tous les partenaires des Jeux: le CIO, le comité d’organisation, les volontaires, les partenaires technologiques, etc.

Le management d’Atos Origin est conscient que le retentissement médiatique de l’événement fait rêver tout ce que la planète compte en hackers. Une attaque réussie du système et c’est la garantie d’une résonance mondiale et le cauchemar pour les organisateurs. «Tout cela a été anticipé», jurent les responsables d’Atos. Dans ce domaine, il n’y a pas de petit ou de gros incident: tout ce qui peut ralentir ou, plus grave, arrêter une compétition est pris au sérieux. Le groupe a dédié tout un bataillon -200 ingénieurs au total- pour veiller à l’étanchéité du dispositif de sécurité des systèmes informatiques des Jeux d’hiver. L’équipe est installée dans un laboratoire, ultramoderne à Turin autour duquel sont déployées d’impressionnantes mesures de sécurité.

Les tests techniques lancés depuis trois ans, se font en conditions réelles en adaptant le schéma sur une grosse compétition dont le championnat d’Europe des sports d’hiver. La task-force basée à Turin en coordination avec les ingénieurs du groupe procède aux simulations de crise, dont la panne de réseau. Il restera malgré tout une part d’incertitude.

Le dernier essai, le plus crucial de tous, intervient quelques jours avant le début des Jeux. C’est le test dit d’homologation, réalisé par les experts des fédérations des sports d’hiver et du CIO.
Le projet informatique des JO est aussi un défi managérial pour le chef de file du consortium. Chez lui-même d’abord, il fallait mobiliser les troupes. La perspective de travailler dans un team dédié aux JO servit naturellement d’aimant. La direction fut débordée par des centaines de candidatures qu’elle reçut suite à l’appel à candidature lancé dans la maison.

Ensuite, réussir le plus complexe, c’est-à-dire fédérer les dix membres du consortium, de manière à parler le même langage malgré la diversité des cultures d’entreprise d’origine. Tout le monde a les mêmes objectifs et pour chacun, l’objectif est que les choses aillent mieux. Il n’y a pas d’agenda caché pour tel ou tel autre membre, confie Yann Noblot. En cas de litige entre partenaires, l’arbitrage se fait par le Comité international olympique (CIO), qui est le donneur d’ordres unique. Les clés du succès s’appellent prévention, fiabilité, maîtrise des risques, discipline et «un brin de folie, quand c’est possible». Les équipes qui travaillent sur les jeux de Turin reflètent non seulement la globalisation des entreprises, mais aussi l’universalité de l’olympisme. Toutes les régions du monde y sont presque représentées, dix-sept nationalités au total.


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Carte de visite

Atos Origin est l’un des principaux acteurs mondiaux de l’intégration des services informatiques. Son activité comprend trois grands métiers: le conseil, l’intégration des systèmes et l’infogérance. Issue du mariage entre le français Atos Origin et le hollandais Sema Group, cette multinationale pèse aujourd’hui 5 milliards d’euros (55 milliards de dirhams) de chiffre d’affaires et emploie 46.000 personnes dans une quarantaine de pays dont le Maroc.

Atos Origin est le partenaire informatique mondial des Jeux Olympiques et compte dans son portefeuille des grands groupes dans différents secteurs d’activité. Elle est présente au Maroc via sa filiale Atos Origin Maroc avec une équipe de 70 ingénieurs. Ses plus gros clients sont Maroc Telecom pour qui elle a développé une solution de facturation du téléphone fixe, le ministère des Finances, notamment la Trésorerie générale et l’ex-Wafabank.

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Et maintenant, priorité aux PME

Basée à Rabat, près de Dar America, la filiale marocaine d’Atos Origin grandit peu à peu. Les effectifs ont été renforcés pour suivre le développement de l’activité, confie Marc Saint-Martin, directeur général. La société compte aujourd’hui 70 ingénieurs et a ouvert une antenne à Casablanca, au Zénith Millénium, dans le nouveau quartier des affaires à Sidi Maârouf. L’objectif affiché est de s’attaquer aussi au segment des PME, qui recèle un gros potentiel et sur lequel la société est encore très peu présente. Les clients d’Atos Origin au Maroc étaient, il est vrai, tous de grands comptes. Maroc Telecom est un des clients historiques de la société. Atos assure la tierce maintenance applicative pour l’opérateur et a livré entre autres, des solutions du système central de facturation.

Mais l’un des succès les plus récents de l’entreprise, a été la mise en place du système «@ujour», une solution sur mesure développée pour la Trésorerie générale et qui gère le paiement de près d’un million d’agents de l’Etat. Le marché était évalué à près de 5 millions d’euros (55 millions de dirhams). C’est vers Atos que s’est tournée l’Agence nationale de Conservation foncière, du Cadastre et de la Cartographie pour son système d’information. Du Maroc, Atos Origin pilote aussi son business dans les pays du Maghreb, Tunisie et Algérie notamment.

Casablanca,01 16 2006
Abashi Shamamba
L'Economiste
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