Opportunités d'Affaires Liban
Opportunités d'Affaires Maroc
Opportunités d'Affaires France
- Opportunités d'Affaires Jordanie
- Opportunités d'Affaires Méditerranéennes
Iloubnan - Portail d'informations
www.iloubnan.info
Agent Exclusif de Philips & Whirlpool au Liban
www.azelectronic.com
- Nsouli - Bijouterie Liban
- Bijouterie Liban
www.andremarcha.com
- Agence interactive Marseille, Agence web
www.ebizproduction.com
- Location de Voitures à Beyrouth, Liban
advancedcarrent.com
- Immobilier Liban
www.real-estate-lebanon.com
- Montres Suisses
exposureswiss.com
- Montres Suisses
www.elogaswiss.com
   
 

ARCHIVES
Retour aux Archives
Retour aux infos
English Version

Euromed: Les Pays du Sud veulent plus d'argent d'Europe

Avec l'élargissement vers les PECO, l'UE ne peut pas faire plus pour le moment.
En plus du fait que les différents gouvernements de l'Union n'ont pas tous la même vision concernant la coopération euro-méditerranéenne.

“Le processus euro-méditerranéen n'aura atteint son but que si aux réseaux actuels d'accords de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du pourtour méditerranéen (PPM) s'ajoutent des réseaux de même type entre les pays de cette région annoncée par la Déclaration de Barcelone”, a estimé Pedro Solbes, responsable des Affaires économiques et monétaires au sein de la Commission européenne.

Et ce, lors de la conférence sur l'euro et les pays méditerrannéens organisée les 3 et 4 février à Athènes.
Cet objectif devrait, en effet, faciliter l'augmentation des courants d'échanges entre les différents pays du Sud, qui n'ont pas dépassé, en 2000, 5% des échanges globaux des PPM.
A ce niveau, si une dynamique a été créée par les accords d'association entrés en vigueur dans le cadre du processus de Barcelone (1995), elle n'a pas encore produit les effets escomptés par les PPM.

Les représentants de ces pays ont ainsi plaidé pour une augmentation des aides de l'UE, afin de faire face à la concurrence exercée par les nouveaux adhérents.
Toutefois, les Européens, qui ont soutenu la mise à niveau économique et institutionnelle des pays de l'Est, sont aujourd'hui dans l'incapacité de faire de même pour les pays du Sud pour des raisons économiques évidentes. L'Europe traverse une crise actuellement. En plus du fait que les différents gouvernements de l'Union n'ont pas tous la même vision concernant la coopération euro-méditerranéenne. En somme, les pays du pourtour méditerranéen attendent un peu plus de l'UE.

Les PPM comptaient aussi sur une augmentation des investissements directs européens dans leur région. Et ce grâce aux avantages comparatifs qu'offrent ces pays, ainsi que les perspectives de la constitution d'une zone de libre-échange.
Toutefois, bien que l'essentiel des investissements étrangers à destination des PPM provienne de l'UE, ils demeurent insuffisants par rapport au potentiel de la région. L'UE a certes fourni un grand effort en augmentant le budget alloué à la région à partir de 1996 dans le cadre du programme MEDA. Cette enveloppe a atteint, en effet, 9,85 milliards d'euros entre 1996 et 2000. Mais vu l'ampleur des besoins, ces moyens se sont avérés insuffisants, estimaient des représentants des PPM.
Pour appuyer leurs arguments, ces derniers mettent dans la balance les aides apportées aux pays candidats à l'adhésion. Celles-ci se sont élevées à 22 milliards d'euros pour 2000/2006, soit 212 euros par habitant, alors que celles accordées aux PPM ont atteint 5,35 milliards d'euros.

Les bons élèves récompensés

La Tunisie, qui reste le chouchou de la Commission européenne au vu des avancées accomplies en matière de PIB, de réduction de l'analphabétisme et du chômage, a raflé, à elle seule, 14% des fonds bilatéraux engagés dans le programme MEDA I (1995-1999), soit 428 millions d'euros, alors que sa population ne représente que 4,1% du total des neuf partenaires méditerranéens concernés par ce programme. Elle a également reçu 12% des prêts de la Banque européenne d'investissement (BEI), soit 525 millions d'euros. La part de la Tunisie dans le programme MEDA II pour la période 2000-2004 est de 13% du total, soit près de 413 millions d'euros, les engagements de la BEI en Tunisie ayant totalisé 380 millions d'euros en 2000-2001, soit plus du double des engagements annuels moyens du mandat Euromed (1997-1999). Ainsi, la croissance économique, qui a toujours été de 4,5% entre 1993 et 1996, est passée à 5,1% en 2001 (période de mise en oeuvre de l'accord d'association).
Rappelons que la Tunisie compte 9,8 millions d'habitants, dont près du tiers a moins de 15 ans, et que la population active est estimée à 3,2 millions dont le quart est de sexe féminin.

L'UE pour une banque euro-méditerranéenne

La Commission européenne annonce au Conseil de l'UE la création d'une banque euro-méditerranéenne (BEM), qui serait une filiale de la Banque européenne d'investissement (BEI). Le projet de banque méditerranéenne a fait l'objet de multiples manoeuvres au cours des derniers mois, de la part des Etats membres comme de celle des banques européennes. L'enjeu est en effet important tant par la proximité des marchés que par les montants et les orientations économiques qu'ils vont induire.
La BEM poursuivrait le soutien accordé par la BEI aux investissements en infrastructures, tout en stimulant fortement le développement du secteur privé. La BEM est conçue comme une réponse aux résultats économiques, décevants dans l'ensemble, des partenaires méditerranéens au cours de la dernière décennie, ainsi qu'aux besoins énormes de la région en matière d'investissements.



Casablanca,02 13 2003
F. T
L'Economiste
ebizproduction est soutenue par "Le Conseil Régional de la Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur".
| Home | English version | contact@1stmediterranean.com | © ebizproduction - Agence web - 2002/2008 |