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Investissement socialement responsable - Des fonds très à la mode

· Leurs capitaux croissent 2 fois plus vite
· La mode ne sera pas passagère
· Une niche pour attirer des flux étrangers


Les fonds d’investissement socialement responsable (ISR) partent à la conquête des marchés financiers internationaux. A l’heure actuelle, ils pèseraient plus de 4.000 milliards de dollars, ce qui est déjà beaucoup. Le phénomène n’en est qu’à ses débuts puisque ces fonds connaissent une croissance deux fois plus rapide que l’ensemble des fonds d’investissement actifs dans le monde.

Vu les choix stratégiques d’ouverture, le Maroc ne peut ignorer la montée en puissance de ce phénomène. Bien au contraire, en intégrant au plus vite ses critères, il réduira les risques de marginalisation de ses entreprises et augmentera ses chances de drainer une partie des capitaux étrangers.

Même si le champ d’action de l’ISR reste encore relativement limité, le concept fait évoluer l’analyse financière des entreprises. Celle-ci ne se limite plus aux indicateurs financiers stricto sensu, mais prend en compte des facteurs aussi variés que l’impact sur l’environnement ou le respect des droits humains.
Si tous les intervenants ne sont pas sensibilisés à l’importance de cette mutation, l’écart entre les multinationales cotées et les PME locales risque de se creuser davantage.

Pour l’heure, aucun fonds de financement local n’intègre ouvertement ces critères. Cependant, des bailleurs de fonds internationaux, comme la Banque européenne d’Investissement (BEI) ou la KFW financent des investissements socialement responsables dans le sens où les projets retenus visent le développement durable. Cependant, cette démarche n’est pas encore suffisamment ancrée au sein des structures nationales, que ce soit les banques, les caisses de retraite ou les fonds d’investissement.
A l’origine, ce sont les investisseurs institutionnels de l’outre-Atlantique, notamment les caisses de retraite américaines, qui optent pour un actionnariat actif. Leur mission ultime est de réaliser, pour le compte de leurs affiliés, des rendements optimaux des fonds placés. Ainsi, la caisse de retraite des employés du secteur public californien (Calpers) n’hésite pas à dresser un palmarès annuel des entreprises les plus mal gérées. En tête des critères de sélection, le respect des droits de l’homme et des travailleurs. Pour Calpers, les ISR réalisés peuvent drainer des rendements optimaux pour les affiliés tout en produisant un impact positif pour l’économie locale, régionale, voire nationale.

Pour forcer les caisses de retraite à intégrer des critères autres que financiers dans la décision de placement, le gouvernement britannique est allé jusqu’à amender, en 1995, le Pensions Act. Depuis 2000, les caisses de retraite sont tenues de rendre publique leur politique de placement en précisant dans quelle mesure sont pris en compte les volets social, environnemental et éthique dans le processus de sélection du portefeuille. Même démarche en Belgique en 2001. Un article du projet de loi relatif aux pensions complémentaires oblige la diffusion des orientations des caisses sur les aspects éthiques, sociaux et environnementaux en matière de placement.

La même année, la loi française sur l’épargne salariale prévoit un article dédié à l’ISR et impose la publication de «bilans sociaux et environnementaux».

D’où la prolifération de firmes spécialisées chargées de surveiller le respect des critères établis par les fonds éthiques.
Sur le terrain, subsiste toutefois une difficulté: comment définir de manière précise le contenu de ces comptes sociaux et environnementaux? Sans une trame précise, ces bilans demeurent hétérogènes et peuvent contenir des affirmations difficilement vérifiables. Des initiatives telles que le Global Reporting Initiative tentent de définir et de structurer l’information sur la responsabilité sociale des entreprises. Mais l’élaboration d’un rapport précis requiert des systèmes de collecte d’informations fiables au sein même des entreprises. Pour l’heure, il n’y a qu’un seul moyen de séduire les fonds dédiés à l’ISR: faire preuve d’un maximum de transparence.

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Aussi rentables que les autres

Selon les agences de notation spécialisées, l’ISR n’est ni moins rentable, ni plus risqué que les autres investissements à long terme.
Au contraire, le respect de l’environnement est à même d’améliorer l’image de l’entreprise et de doper les ventes. De plus, elle fait preuve de plus de vigilance face à certains risques, notamment environnementaux et sociaux. A terme, cela se traduit par une réduction des coûts (consommation d’énergie, traitement des déchets et des émissions polluantes). En définitive, la performance globale de l’entreprise peut même s’en trouver améliorée. Il faut donc s’attendre à ce qu’un nombre croissant d’investisseurs institutionnels et d’épargnants se laissent convaincre par l’ISR s’il leur est démontré que le rendement financier n’est pas sacrifié au profit de la performance sociale et environnementale.

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ISR: Comment s’y retrouver

Pour mieux identifier les sociétés qui seront performantes à moyen et long termes, un nombre croissant de financiers estime qu’il faut prendre en compte les critères sociaux et environnementaux.
Ainsi, l’investissement socialement responsable (ISR) rassemble toutes les démarches qui consistent à intégrer des critères extra-financiers dans les décisions de placement et gestion de portefeuilles.
Il s’agit de critères aussi variés que le gouvernement d’entreprise ou la gestion du risque environnemental. Ces critères vont de plus en plus imprégner la gestion financière.
Les fonds d’investissement socialement responsable (ISR) regroupent les fonds éthiques, de partage, de développement durable, d’épargne salariale gérés d’une façon socialement responsable et de fonds solidaires.
¦ Les fonds éthiques intègrent des critères spécifiques de sélection, appelés biais d’exclusion. Ils refusent les valeurs liées à certains secteurs d’activité (armement, tabac, alcool, jeux,…) et/ou privilégient certaines entreprises innovantes sur le plan social et environnemental.
¦ Les fonds de partage prévoient un mécanisme de versement à une organisation caritative d’une fraction des revenus dégagés par le placement, sans que celui-ci ne réponde obligatoirement à des préoccupations éthiques.
¦ Les fonds de développement durable intègrent des critères sociaux et environnementaux pour évaluer une entreprise cotée. Ces critères sont croisés avec des critères financiers pour sélectionner les compagnies les plus performantes.
¦ Les fonds d’épargne salariale gérés selon une démarche socialement responsable en fonction de critères financiers et extra-financiers qui tiennent notamment compte du respect par l’entreprise des normes fondamentales définies par l’OIT (Organisation internationale du Travail).

Casablanca,12 12 2005
Mouna Kably
L'Economiste
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