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Euromed & médias - Il faut d’abord se débarrasser des clichés

· La communication, le maillon faible
· L’UE s’est plus occupée de l’intégration des pays de l’Est et a oublié le Sud


Le temps d’un séminaire, tenu la veille de la grande rencontre Euromed de Barcelone, les médias méditerranéens ont suscité autant d’attention que les imminents représentants gouvernementaux réunis depuis le 27 novembre pour revisiter et faire le bilan des 10 ans du processus lancé en 1995.

Ce fut le dernier d’une série de trois séminaires organisés par Euromed. Et aussi l’occasion de dépassionner le débat auprès des médias, premier relais auprès de l’opinion publique. La communication figure parmi les maillons faibles de ce processus. On le lira souvent dans la presse: le bilan du partenariat euroméditerranéen lancé dans la capitale catalane n’a pas répondu aux attentes exprimées par les pays du Sud de la Méditerranée. Ils souhaitaient, plus qu’une zone de libre-échange, qu’un dialogue s’instaure entre les cultures comme le voulait la déclaration de Barcelone. Celui-ci a été à la traîne et aujourd’hui, le climat est tendu entre les pays euroméditerranéens, notamment avec les nouvelles donnes géopolitiques.

· Un puissant adversaire

Et justement, les représentants des médias n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère pour critiquer le processus. Angel Moratinos, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération en Espagne, non plus. Il a demandé en substance aux médias de fournir davantage d’efforts dans le traitement de l’information. «L’UE en est consciente: elle est confrontée du point de vue image dans les pays du sud de la Méditerranée à un puissant adversaire, en l’occurrence, les USA qui apportent un soutien politique sur place», analyse Abdelmounaïm Dilami, président du groupe Eco-Médias.

Quel rôle jouent les médias dans l’Euromed? Sont-ils de simples vecteurs d’information? travaillent-ils une image? et laquelle et de quel monde? Les grands thèmes abordés durant cette rencontre ont notamment concerné le traitement médiatique de la réalité du partenariat euroméditerranéen, la liberté d’expression et la migration.

Des sociologues, hommes de presse, universitaires se sont attelés à dénoncer à la fois les stéréotypes qui caractérisent le traitement de l’information dans les médias occidentaux, mais aussi celle du Sud où parfois on confond entre militantisme et information. Gemma Martin Munoz, sociologue et universitaire à Madrid, spécialiste du monde arabe, recommande de déconfessionnaliser l’information sur les pays arabes. «Jusqu’à présent, l’on a eu droit dans les médias occidentaux à de l’information communautarisée et l’obsession maladive islamique».

Pour des participants à ce séminaire médias, l’UE a besoin de beaucoup d’années pour régler le problème du dialogue euroméditerranéen. «II faudra commencer par se débarrasser des clichés et des stéréotypes dans les documents officiels». Il n’y a pas un seul monde arabe, mais plusieurs. On les stigmatise souvent à tort dans le bloc «pays islamistes». Ainsi, il existe aussi beaucoup de malentendus et de quiproquos sur le bon usage des mots.

Beaucoup de panarabisme et de victimisation aussi. C’est ce qui ressortait de cette rencontre du monde des médias euroméditerranéens. Mohamed Bourami de la chaîne Al Jazira -qui a accaparé la parole- s’est trop penché sur le harcèlement dont serait victime la chaîne qatarie. Si l’approche du dialogue entre cultures n’a pas eu beaucoup de succès, celle qui concerne le volet économique non plus. Les objectifs de cet ambitieux projet qu’est le processus de Barcelone n’ont pas vu le jour.

L’Union européenne s’est plus occupée de l’intégration des pays de l’est européen au sein de l’UE. Pourtant, le Sud demeure un enjeu géopolitique certain pour l’UE et ses partenaires. «L’UE veut le commerce, mais pas ses hommes et encore moins son agriculture», crie haut et fort un journaliste. Ces deux sujets sont encore trop sensibles. L’UE admet des défauts au processus, mais refuse que l’Euromed soit considéré comme un échec. «C’est encore un jeune processus avec beaucoup plus d’avenir que de passé», rétorque Richard Weber, directeur de la Coopération à la Commission européenne. «Il faut être plus modeste dans l’approche: il a fallu 50 ans à des pays européens pour reconstruire leur économie et l’on ne peut atteindre en 10 ans un même seuil de développement», insiste-t-il. Bonne nouvelle. L’UE devrait doubler son aide à la Méditerranée, passant de 3 à 6 milliards d’euros. Mais la rive sud s’est développée si peu durant ces dernières années malgré les efforts de certains pays comme la Tunisie, le Maroc, la Jordanie.

«L’Europe peut faire plus, mais la diaspora locale ne fait pas non plus d’effort et il faudra d’abord accepter les règles d’investissement pour attirer les investisseurs», déplore Francis Ghilès, coordonnateur à Iemed (Institut des études méditerranéennes) et chroniqueur à L’Economiste. Quant à l’avenir, il estime que c’est une hypocrisie que de se cacher derrière le conflit israélo-palestinien.

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Recommandations

Une série de propositions présentées par la Commission européenne a clôturé le séminaire médias de Barcelone, dont le soutien à la formation et le renforcement de dialogue entre les deux rives. La commission, aux dires de Christian Leffler, directeur des Relations extérieures de la Commission européenne, renforcera davantage son engagement pour une liberté d’expression. «Mais nous privilégions d’abord une “diplomatie douce“. Si l’on ne peut pas avancer avec les 35 pays, eh bien, ce sera individuellement».

Barcelone,12 05 2005
Badra Berrissoule
L'Economiste
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