Opportunités d'Affaires Liban
Opportunités d'Affaires Maroc
Opportunités d'Affaires France
- Opportunités d'Affaires Jordanie
- Opportunités d'Affaires Méditerranéennes
Iloubnan - Portail d'informations
www.iloubnan.info
Agent Exclusif de Philips & Whirlpool au Liban
www.azelectronic.com
- Nsouli - Bijouterie Liban
- Bijouterie Liban
www.andremarcha.com
- Agence interactive Marseille, Agence web
www.ebizproduction.com
- Location de Voitures à Beyrouth, Liban
advancedcarrent.com
- Immobilier Liban
www.real-estate-lebanon.com
- Montres Suisses
exposureswiss.com
- Montres Suisses
www.elogaswiss.com
   
 

ARCHIVES
Retour aux Archives
Retour aux infos
English Version

Un humour sérieux pour une vision optimiste de l'avenir économique du Maroc - Par Abdellah TALEB, fonctionnaire

Un nationaliste vous dira que s'investir corps et âme dans son pays, oeuvrer pour son progrès et aimer y vivre, sous-entend ne pas avoir besoin, pour l'apprécier, de le regarder sur une carte postale à travers l'objectif, le plus souvent, d'un photographe occidental.

De consommer les produits du terroir marocain, contrairement à ceux qui disent: "Tout ce qui vient d'ailleurs est meilleur''.

Il est aussi un peu déplacé et offensant de vivre dans sa patrie, tout en se farcissant les yeux via le satellite, de rondeurs verdoyantes des collines et prairies de contrées de pays d'outre-mer. Cela suppose donc de décider, délibérément, de ne pas avoir de parabole chez soi: “On se calme, je suis tout aussi accro à mon démodulateur”. Bon, trêve de plaisanterie, c'est juste pour titiller certaines susceptibilités. Il n'y a point de chauvinisme dans ces propos. Nous aimons lire notre histoire écrite par des écrivains hexagonaux, tout en admirant des séquences de la vie de nos ancêtres marocains, croquées au vif par un Eugène Delacroix.

Cela nous ramène à une question posée par un journaliste, lors d'une émission télévisée en direct, avec la première dame membre de l'Académie du Royaume: pourquoi les Marocains ne lisent plus?! Une question qui sera encore mieux perçue si elle est posée autrement: Pourquoi, aussi, les Marocains ne produisent pas assez de livres? ils ne regardent pas la télé marocaine? ils ne consomment pas marocain? ils ne voyagent pas assez à l'intérieur du pays en dehors des occasions de fêtes?

Pourtant, il est beau notre bled. Ben, quoi?! il n'y a rien à dire là-dessus?! Bon d'accord, si vous voulez, ce n'est peut-être pas le plus beau pays du monde! encore faudrait-il le démontrer, qu'il ne l'est pas. En attendant, il est bel et bien beau. Bien situé géographiquement. Il occupe le plus bel angle de la carte du continent; avec deux façades, deux balcons, deux mers, bref, “jouj mélhaja”. Faut-il rappeler qu'à une époque, vers la fin des années 50 et début 60, il n'y avait presque aucune différence entre le Sud de l'Europe et l'Extrême-Nord-ouest de l'Afrique, qu'est le Maroc. Il y avait même un certain flux migratoire dans le sens contraire à aujourd'hui. Nos chantiers embauchaient de la main-d'oeuvre ibérique. Il y avait et il y a de l'oxygène pour tout le Monde. Ceux qui accusent les travailleurs marocains, émigrés en Europe, de leur pomper l'air, ont la mémoire courte.

Les pays de la Communauté économique européenne, qui ne voulaient pas à leurs frontières d'une Espagne et d'un Portugal à la traîne, qui ne feront que les ralentir dans leur élan, les ont intégrés. Tout a été mis en oeuvre pour les mettre sur les rails. Aide et assistance, crédits pour l'infrastructure de base, encadrement et transfert de technologies ; bref, la presque île ibérique a repris du poil de la bête; l'Europe a été renforcée, et tant pis pour la rive sud occidentale de la Méditerranée.

La CEE n'est pas sans savoir les retombées négatives d'une telle opération, à cette époque, sur le devenir du Maroc. C'est à partir de 1986, année de l'adhésion de l'Espagne et du Portugal à l'Union européenne, que les difficultés socioéconomiques ont commencé à se faire sentir pour le Maroc. Vous prenez un pays qui était, vu sa situation géographique, complètement ouvert vers le Nord, vous l'isolez et vous lui reprochez de ne pas se développer. Absurde!

L'idée studieuse de la demande d'adhésion du Maroc au marché européen, à la fin des années 80, qui, à cette époque, faisait sourire certains, est logique et doit être encore d'actualité. La proximité du Maroc et sa position géostratégique justifient amplement une possible convention de partenariat économique, dans la perspective où le Maroc remplira le rôle d'une plate-forme de régulation et d'organisation, pour le développement et l'évolution positive d'une nécessaire coopération entre le Nord et le Sud du pourtour méditerranéen, aux avantages économiques fructueux pour les deux parties, avec des retombées beaucoup plus bénéfiques pour le Nord que pour le Sud. La réalisation de projets d'expansions industrielles, implantés dans les pays riverains, suivant une logique de complémentarité savamment élaborée et stratégiquement bien réfléchie, ouvrira la voie à une mise en valeur et une exploitation intelligente des richesses énergétiques, halieutiques et agricoles des pays du Maghreb, qui, conjugués à l'expérience, au savoir-faire et à la technologie du vieux continent, sont à même d'assurer la pérennité d'une prospérité économique tant recherchée par ces temps de crise.

Les démarches entreprises ces derniers temps par l'Algérie et le Maroc laissent penser qu'ils se sont résolus à régler leurs différends et dépasser ce contexte conflictuel dissuasif, pour voir enfin comment aplanir les difficultés qui empêchent la construction vitale d'un espace maghrébin. Ils ont compris, finalement, qu'ils sont condamnés à s'entendre et devraient à cet effet oeuvrer ensemble à ce que leurs relations politiques prennent une nouvelle dimension, afin de permettre une meilleure coopération économique. Une normalisation définitive entre ces deux pays du Maghreb sera couronnée par la mise sur pied et pour de bon de l'Union du Maghreb Arabe, à l'instar de l'UE qui a été bâtie sur une réconciliation entre la France et l'Allemagne, qui ont réussi à dépasser leurs antagonismes.

Pour revenir à la mer, il faut dire que nous sommes bien gâtés. Le Royaume dispose d'une façade maritime de pas moins de 3.500 kilomètres, et puis avec toutes ces analyses futuristes, émanant d'éminents savants et experts économiques qui prédisent un bel avenir à la mer, le Maroc est bien parti pour occuper une place de choix au niveau des pays de la Méditerranée occidentale. La mer sera, sans aucun doute, la solution salutaire puisque la terre n'arrive plus à nourrir ses hommes. L'on estime, désormais, les populations souffrant de famine, à plus d'un milliard d'individus.

Vous savez, la mer, c'est beaucoup de poissons; de la bonne chair, blanche et rouge, toute fraîche et pétillante. Cela fait des envieux, qui nous reprochent de ne pas savoir exploiter nos richesses halieutiques. Remarque: il y a des pays qui n'ont pas un centimètre de littoral, et statistiquement, ils consomment beaucoup plus de poissons que nous, à un prix beaucoup moins cher. C'est qu'au Maroc, nous croyons fort à la maxime qui dit: “Ne donne pas de poisson à celui qui a faim, montre lui plutôt comment le pêcher” Alors, ceux qui râlent parce qu'il n'y en a pas assez au marché, ou que c'est cher, n'ont qu'a aller se le pêcher eux-mêmes.

Nos voisins européens adorent nos chers poissons. Ceux qui passent entre les mailles et ceux qui ne passent pas. Tout y passe. Ils veulent ratisser (au) large, sans bourse délier. Alors, nous avons dit: "Non. Si vous voulez nos poissons, il faut payer le prix. Si vous n'êtes pas contents, “buvez la mer”. Nous sommes chez nous. Nous sommes souverains. Et notre océan n'est pas “une mer de bienfaisance". Nous aussi nous avons besoin de choses dont nos voisins européens disposent; tout en restant réalistes et sans jamais manifester la moindre animosité. Le Maroc est un bon voisin pour les autres. Il n' a jamais cherché noise à quiconque, notre intégrité est notre meilleur moyen de dissuasion. Tous ceux qui ont essayé de nous chercher des poux dans la tête, l'ont compris à leurs dépens. Quand ce n'est pas la marée noire pour les uns, c'est les mares rouges pour les autres. Un bon voisin, c'est sacré. Faut pas y toucher.

La mer, ce n'est pas uniquement le poisson, c'est aussi le pétrole, source d'énergie par excellence et objet de toutes les convoitises. Tout indique qu'il y a de substantiels réserves d'or noir, qui sont enfouies dans les profondeurs de nos eaux territoriales, à nous attendre tranquillement. Nous ne sommes pas pressés de les extraire. Pour le moment, nous préférons garder notre mer propre, pour nos poissons. Nous ne sommes pas des pollueurs, plutôt des Verts; alors nous avons opté pour le bleu, le bleu azur au lieu du bleu pétrole et puis, nous avons les phosphates; ou est le rapport? Et bien, une partie des revenus de l'exportation des phosphates peut permettre de payer la facture pétrolière. Voilà, les mines au service de l'énergie. Un bel exemple de solidarité dans un même secteur. Gageons qu'il y aurait, dans un proche avenir, un retour d'ascenseur et un renversement de la vapeur, en faveur de la recherche minière, qui bénéficiera à son tour, de soutien financier dans une probable perspective de la concrétisation des espoirs énergétiques du pays. En effet, les professionnels et experts internationaux dans le domaine des hydrocarbures sont unanimes. L'off-shore atlantique marocain est voué à un avenir prometteur.

Une autre configuration, celle du département des Finances et de la Privatisation; assortiment fait dans le seul dessein de garantir une sorte de recours. Un secteur qui privatise pour renflouer ses propres caisses. Le Maroc est confronté à un impératif besoin de restructuration profonde de ses mécanismes de gestion des entreprises publiques, au lieu de les astreindre à une privatisation à outrance, dictée par des nécessités budgétaires. Une manne éphémère, qui durera le temps d'un mandat législatif.

Cela nous rappelle l'extraordinaire création divine qu'est le corps humain. Contrairement à la voiture qui s'arrête dès qu'il n'y a plus de carburant, le corps, lui, continue à marcher, même après avoir épuisé toute la nourriture qui est dans son estomac et ses intestins. Il puise dans ses réserves stockées les sucres, la graisse, les protéines. Les réserves s'amenuisent, le corps s'affaiblit, et s'il reste passif à attendre que cela s'arrange tout seul, et bien, il tombe à genoux, il ne peut plus se relever, il attend la crise cardiaque.

Casablanca,02 24 2003
info
L'Economiste
ebizproduction est soutenue par "Le Conseil Régional de la Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur".
| Home | English version | contact@1stmediterranean.com | © ebizproduction - Agence web - 2002/2008 |