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Maroc - Perspectives de croissance - La demande intérieure fortement sollicitée en 2006

· Le gouvernement table sur la consommation des ménages
· L’effet pétrole relativisé
· L’immobilier polarise l’essentiel de l’investissement


POUR tirer la croissance économique en 2006, le gouvernement compte beaucoup sur le dynamisme de la consommation des ménages. Or, celle-ci risque d’être plombée par la flambée du prix du pétrole. En effet, les effets du renchérissement du baril de cette année ne se sont pas encore fait pleinement sentir car le dénouement des contrats d’approvisionnement s’étale sur 3 à 6 mois.

C’est donc l’année prochaine que le consommateur marocain en subira de plein fouet les conséquences. D’ores et déjà, une troisième hausse du prix à la pompe est programmée ce mois-ci. La spirale inflationniste risque alors de s’emballer. Aussi faudra-t-il s’attendre à une dégradation sensible du pouvoir d’achat domestique.

Pour autant, le dernier rapport économique et financier (REF) accompagnant le projet de budget 2006, ne se départit pas de son optimisme. Il anticipe une croissance de 8,2%, contre 4,5% en 2005, grâce à la contribution de la demande intérieure qui passera de 2,9 à 5,6 points du PIB. Cela serait possible grâce à l’amélioration du revenu des ménages ruraux et la bonne tenue des transferts MRE, est-il précisé. Pas de souci pour l’inflation, elle devrait rester confinée à 2% en 2006.
Outre la bonne tenue de la demande intérieure, l’activité économique tirera profit de la forte expansion des activités non agricoles. Bien entendu, le secteur primaire continue de peser de tout son poids dans l’évolution du PIB. Sous l’hypothèse d’une campagne agricole moyenne de 60 millions de quintaux, la valeur ajoutée de l’agriculture devrait croître à prix constants de 11,6% après la chute de 12,5% en 2005. Rapportée au PIB, elle passerait de 13,1 à 13,9%.

Un redressement imputable à la fois à la performance de la campagne céréalière mais aussi de l’élevage, des cultures industrielles et maraîchères. “Ces performances résultent de la politique d’encouragement de l’équipement hydroagricole, des techniques modernes d’irrigation et de la mise en valeur agricole de plus de 4 millions d’hectares de terres bour en faveur de 2 millions d’agriculteurs”, rappelle le REF.

Quant au secteur de la pêche, il devrait retrouver sa vigueur avec la mise en branle de l’accord de partenariat avec l’UE en mars 2006. De même, les actions engagées dans le cadre du programme d’aménagement du littoral et de modernisation de la pêche côtière permettraient d’accélérer la mise à niveau du secteur.

Même tendance pour les activités secondaires qui afficheront une croissance de 4,5% contre 4,4% en 2005 et amélioreront leur contribution à la valeur ajoutée à 1,36 point du PIB. Les BTP, l’énergie et les mines seront les fers de lance du secteur.

Les industries manufacturières maintiendront le cap grâce au dynamisme des IMME, de la chimie et parachimie. Le secteur industriel améliorerait ainsi de 3% sa valeur ajoutée.

Pas de rupture non plus pour le tourisme qui verra sa valeur ajoutée réelle croître de 7,5% et sa contribution augmenter de 0,1 point du PIB. Le secteur devrait bénéficier des effets de la croissance mondiale et du tourisme international ainsi que de l’accélération des chantiers programmés dans le cadre de la vision 2010, sans oublier la libéralisation du transport aérien.

Qu’en est-il des investissements? La formation brute du capital fixe (FBCF) croîtrait de 10,4% (7,9% en 2005) et le taux d’investissement s’établirait à 26,2% du PIB. Une performance liée au dynamisme de l’investissement immobilier grâce à la détente des taux notamment. Pour donner l’exemple, l’Etat prévoit d’augmenter les investissements publics à 4% du PIB. Quant aux flux étrangers, ils sont appelés à s’améliorer grâce aux facilités et avantages fiscaux accordés et au renforcement des partenariats.

Cependant, le déficit de la balance commerciale continuera sa descente aux enfers pour graviter autour de 20,3%, en dépit de la bonne tenue des recettes voyages et des transferts MRE. Les réserves de change couvriraient plus de 8 mois d’importations.

Casablanca,11 07 2005
Mouna Kably
L'Economiste
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