Opportunités d'Affaires Liban
Opportunités d'Affaires Maroc
Opportunités d'Affaires France
- Opportunités d'Affaires Jordanie
- Opportunités d'Affaires Méditerranéennes
Iloubnan - Portail d'informations
www.iloubnan.info
Agent Exclusif de Philips & Whirlpool au Liban
www.azelectronic.com
- Nsouli - Bijouterie Liban
- Bijouterie Liban
www.andremarcha.com
- Agence interactive Marseille, Agence web
www.ebizproduction.com
- Location de Voitures à Beyrouth, Liban
advancedcarrent.com
- Immobilier Liban
www.real-estate-lebanon.com
- Montres Suisses
exposureswiss.com
- Montres Suisses
www.elogaswiss.com
   
 

ARCHIVES
Retour aux Archives
Retour aux infos
English Version

Barcelone : Ça servait à quoi ?

· Deux questions non réglées: Agriculture et migrations
· Deux menaces nouvelles: Intégrisme et insécurité


Marseille, méditerranéenne avant d’être “gauloise”, accueille les 17 et 18 octobre le colloque euroméditerranéen des médias, au cours duquel les professionnels confronteront leurs visions avant la grand-messe à Barcelone-10 prévue fin novembre.

Cette rencontre devra faire le point sur les dix ans du “processus” du même nom.
Le climat est mitigé. Comme si l’on ne savait plus quel sens ni quelle place lui donner dans les nouvelles orientations de l’Europe et dans le contexte international (cf. nos nombreuses analyses et tribunes sur le sujet, www.leconomiste.com). L’heure est en tout cas à la remise en question.

De ce côté de la rive, il arrive souvent que l’on critique vertement les vraies motivations européennes de ce processus, surtout après l’entrée des dix pays de l’Europe de l’Est. Et côté européen, l’on ne manquera pas de soutenir que l’UE reste l’un des premiers investisseurs et donateurs des pays concernés, en l’occurrence le Maroc, avait rappelé le président du Parlement européen, Josep Borrel lors de sa visite au Maroc le mois dernier.

Pourtant, la région demeure un enjeu géopolitique certain pour l’UE et ses partenaires. Doit-elle passer uniquement par le commerce? Et les hommes? Et l’agriculture? Ces deux sujets sont encore trop sensibles. Pourtant, bon gré mal gré, l’on y arrive. Autre élément qui marque la lenteur du processus: la dynamisation Sud-Sud est pour l’instant un échec. Selon le dernier rapport de la Cnuced sur le commerce mondial, tous les groupes de pays du Sud ont augmenté leurs échanges réciproques (surtout Asie, Amérique latine et même Afrique du Nord et Moyen-Orient). Mais la tendance est inverse pour le Maroc et la Tunisie, qui ont, au contraire, diminué leur part des échanges. Si l’Asie et l’Amérique latine ont pu consolider leurs échanges régionaux, notamment en misant sur la spécialisation, une telle entreprise serait risquée au Maghreb. L’Histoire nous a appris à nous ignorer… ou nous embêter.

Le Royaume par exemple reste trop arrimé à l’Espagne et la France. Plus, l’adoption du cumul paneuroméditerranéen en 2003 devait favoriser une intégration Sud-Sud significative. Ces règles permettent par exemple, d’acheter en Turquie, de transformer en Egypte et vendre en Europe sans aucune taxe supplémentaire. Mais les pays d’Afrique du Nord se tournent toujours le dos. Quel est le degré de la responsabilité européenne à cela? Le commerce n’est pas la seule voie vers la prospérité de l’espace euroméditerranéen. Les fondements politiques de chaque pays sont en jeu. Mais, qui ose parler de cela, dès lors qu’il s’agit de la sacro-sainte souveraineté nationale? Un autre paradoxe puisque la mondialisation veut que l’on parle de tout sauf de souveraineté territoriale.

Dans la plupart des pays méditerranéens, l’allure politique de république ou de monarchie n’assure pas une bonne transmission entre la volonté des peuples et celle des gouvernants. Cela fait les choux gras des ailes droites des pays européens, lesquels se servent de ces arguments pour financer un minimum les aides institutionnelles: l’argent est détourné de son objectif initial, entend-on souvent. Et côté Sud, cela donne des commentaires offusqués. C’est aussi cela le dialogue des civilisations. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de trois autres manifestations en Jordanie, à Marseille et Barcelone. Le tout pour soumettre des propositions concrètes au Sommet de Barcelone. Elle sera donc l’occasion de terrasser une décennie d’acharnement thérapeutique et d’appeler un chat un chat. Un exercice plutôt difficile dans le brouhaha des nombreux intervenants. Mais une chose est sûre, les recettes miracles annoncées depuis la création de l’OMC (94) sont à revoir. Surtout que de nouveaux enjeux apparaissent: l’intégrisme et l’insécurité. Le Pr Abdelmounaïm Dilami, conférencier à la rencontre de Barcelone, le souligne. “La force et la constance des liens interpersonnels appellent à des redéfinitions stratégiques”, et l’intérêt de redéfinir est d’autant plus stratégique que la menace de l’intégrisme pèse sur les deux rives.

Casablanca,10 24 2005
Mouna Kadiri
L'Economiste
ebizproduction est soutenue par "Le Conseil Régional de la Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur".
| Home | English version | contact@1stmediterranean.com | © ebizproduction - Agence web - 2002/2008 |