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Pression sur Lahoud après le rapport Mehlis

Des députés réclament la démission du président libanais après la publication du rapport de l'Onu sur l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, qui met en cause la Syrie et certains de ses alliés au Liban.

Les pressions ont repris vendredi 21 octobre au Liban pour obtenir la démission du président Emile Lahoud, après la publication du rapport de la commission d'enquête de l'Onu sur l'assassinat de Rafic Hariri, qui met en cause la Syrie et certains de ses alliés au Liban.

"Je ne crois pas qu'il y ait le moindre doute que cela appelle une réaction vigoureuse du Conseil de sécurité", a ainsi déclaré à la presse l'ambassadeur américain à l'Onu, John Bolton. Qualifiant de "document historique" le rapport de la commission d'enquête de l'Onu, John Bolton a affirmé qu'il était "très significatif".

"Il trouve des raisons d'estimer que l'assassinat n'aurait pu être commis à l'insu de responsables de haut rang des services de sécurité syriens. Il évoque un manque de coopération de la Syrie, ce qui en langage diplomatique veut dire obstruction à la justice. C'est un rapport qui frappe très fort", a dit John Bolton.

Deux députés libanais de la majorité parlementaire, Elias Atallah et Gébrane Tuéni, ont de leur côté appelé à la démission d'Emile Lahoud, qui a immédiatement réitéré son refus de quitter le pouvoir en démentant être impliqué dans le meurtre de Hariri.

Leur demande est partagée par d'autres dirigeants.

Elias Atallah et Gébrane Tuéni font partie de la majorité parlementaire formée autour du Bloc du Futur, dirigé par Saad Hariri, fils de l'ancien Premier ministre libanais assassiné le 14 février à Beyrouth.

"Le rapport de la commission de l'Onu "est accablant pour le président Lahoud et pour ses principaux collaborateurs. Il devrait en tirer les conséquences et démissionner", a déclaré Elias Atallah. Il a appelé "la population a descendre à partir de ce soir manifester devant la tombe de Rafic Hariri (dans le centre de Beyrouth) pour demander que justice soit faite".

"Preuves convergentes"

Dans le rapport remis dans la nuit de jeudi à vendredi au secrétaire général de l'Onu Kofi Annan, le magistrat allemand Detlev Mehlis, qui dirige la commission d'enquête de l'Onu, note qu'"il y a des preuves convergentes montrant à la fois l'implication libanaise et syrienne dans cet acte terroriste".

L'ancien Premier ministre libanais a été tué le 14 février dernier dans un attentat à Beyrouth qui a coûté la vie à 20 autres personnes.

Le rapport remis jeudi par Detlev Mehlis conclut que l'attentat était si complexe à organiser qu'il est difficile d'imaginer que les services de renseignement syrien et libanais n'aient pas été au courant.

La décision d'assassiner Rafic Hariri "ne pouvait pas avoir été prise sans l'approbation de responsables syriens de haut rang et n'aurait pas pu être organisée sans la collusion de leurs homologues des services de sécurité libanais", estime le rapport, dont les premières conclusions doivent être évoquées mardi devant le Conseil de sécurité de l'ONU.
Detlev Mehli a cependant regretté la publication de noms de Syriens dans le rapport, affirmant qu'ils n'auraient pas dû y figurer en raison de la "présomption d'innocence".

Damas accusé

Si le nom du président syrien Bachar el-Assad n'est pas directement évoqué, le document cite son beau-frère, Assef Shawkat, et le chef des services secrets syriens. Selon un témoin, Shawkat aurait contraint un homme à enregistrer une revendication pour l'attentat de Rafic Hariri quinze jours avant sa mort.
Des accusations vivement démenties par Damas, qui a dénoncé un rapport "partial" et "politisé à 100%".

"Je pense que ce rapport est loin d'être professionnel et ne nous conduira pas à la vérité", a déclaré sur la chaîne Al-Jazira le ministre de l'Information Mehdi Dakhlallah. Il a ajouté que le rapport était "politisé à 100%" et contenait des "accusations fausses".

Mehdi Dakhlallah a affirmé que l'enquête dirigée par l'Allemand Detlev Mehlis était "partiale". Le rapport fait "partie d'une campagne contre la Syrie qui ne cesse de l'accuser de tous les maux du monde", a-t-il poursuivi. "Nous sommes loin de la vérité".

Lahoud cité

Le président libanais Emile Lahoud n'est pas épargné par les enquêteurs, qui ont révélé que le plus sûr allié de la Syrie au Liban avait reçu un appel du frère d'un responsable pro-syrien, quelques minutes avant l'attentat. Cet appel fera partie des éléments examinés lors de la suite de l'enquête, qui doit continuer jusqu'au 15 décembre. Les services du chef de l'Etat ont "catégoriquement démenti" ces informations dans un communiqué, précisant qu'elles étaient "dénuées de tout fondement". Lahoud s'est refusé à démissionner.

Selon le rapport, les services syriens et libanais ont posé des écoutes téléphoniques sur les lignes de Rafic Hariri avant son assassinat, et une antenne de télécommunications a été brouillée à Beyrouth, près de l'endroit où la voiture de l'ancien Premier ministre a explosé.

Poursuite de l'enquête

Un témoin syrien affirmant avoir travaillé pour les services secrets de son pays a déclaré à la commission "que des hauts responsables syriens et libanais ont décidé d'assassiner Rafic Hariri" en septembre 2004, deux semaines après l'adoption par le Conseil de sécurité d'une résolution demandant le retrait des troupes syriennes du Liban.
Parmi ces responsables, le général Rustum Ghazale, alors chef des services secrets syriens au Liban, et le général libanais Mustafa Hamdan, qui commandait alors la garde présidentielle. Hamdan et trois autres généraux libanais ont été arrêtés par les autorités libanaises.

Le rapport Mehlis de 53 pages ajoute que l'enquête n'est pas achevée et doit être poursuivie avec la justice libanaise et les services de sécurité. Dans une lettre accompagnant le rapport, le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan annonce la poursuite de l'enquête jusqu'au 15 décembre.

Beyrouth,10 24 2005
Rédaction
Le Nouvel Obs
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