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Le chef du Parlement européen fait la promotion de Barcelone

· L’Europe a besoin de 40 millions d’immigrants d’ici 2015
· Le Maroc, pièce maîtresse dans les relations Nord-Sud
· Le 10e anniversaire du Processus de Barcelone en novembre


EN 2004, les entreprises européennes ont investi en Pologne plus qu’elles ne l’avaient fait dans la région euroméditerranéenne en 10 ans.

C’est-à-dire depuis le début du Processus de Barcelone en novembre 1995. Ce constat de Josep Borell Fontelles, président du Parlement européen, donne une idée précise des priorités européennes. Loin de la realpolitik, ce constat constitue une réponse claire à ce que seront les frontières européennes. “L’Europe doit avoir des limites car elle est avant tout un projet politique et non un marché économique. Sans limites, nous ne pouvons définir son contenu”, insiste Borell. Mais si l’Europe est tournée vers l’Est pour son élargissement, elle est condamnée à s’intéresser aux pays du sud de la Méditerranée en tant que réservoirs de la main-d’œuvre. Lors de l’importante conférence que le responsable européen a donnée mercredi 14 septembre à Rabat, il a annoncé que l’Europe aura besoin de 40 millions d’emplois dans les 10 prochaines années. Même les pays de l’Est qui sont maintenant membres de l’UE auront alors besoin d’une part de cette manne humaine. “C’est juste pour rester là où nous sommes actuellement et ne pas régresser”, précise Borell qui a ajouté que vu la désertification que les pays subsahariens connaîtront dans les prochaines années, il faut s’attendre à ce que 20 millions de personnes bougent vers le Nord. Moralité: le plus grand défi de l’Europe est donc d’améliorer ses relations avec le monde arabo-musulman. “Elle ne pourrait se permettre l’échec dans sa politique d’intégration des communautés immigrées, surtout musulmanes”, affirme Borell. Les Européens en sont conscients, mais il faut passer aux actes en encourageant la bonne gouvernance et la démocratie dans les pays émetteurs, ajoute-t-il. Il a, à ce sujet, évoqué le besoin en leadership de la politique européenne. Un thème qui sera sérieusement débattu lors du 10e anniversaire du Processus de Barcelone en novembre prochain.

Pour le responsable européen dont les parents ont passé plus de 5 ans dans la ville de Chaouen, le Maroc occupe une place privilégiée dans les relations nord-sud et sud-sud. Il a rappelé que le pays est le premier bénéficiaire du programme Meda avec 55 programmes totalisant 1,25 milliard d’euros (presque 14 milliards de DH). Dans cette perspective, l’UE et le Maroc suivent une feuille de route qui fixe des priorités comme les droits de la femme, la lutte contre le terrorisme et la maîtrise des flux migratoires.
Sur ce dernier registre, Borell a expliqué, lors d’un point de presse tenu jeudi 15 septembre à Rabat, que l’approche ne doit pas être exclusivement sécuritaire. Pour lui, l’UE est appelée à mieux s’investir dans le développement durable des pays concernés. L’idée du Maroc gendarme de l’Europe semble donc aujourd’hui plus contestée qu’hier. Le Maroc, selon Borell, est un acteur fondamental après le processus de la réunification de l’Europe. “La collaboration entre le Maroc et l’Espagne a permis de diminuer de moitié les nombres d’immigrés clandestins dans les îles Canaries”, précise-t-il.

Sur le plan de l’intégration territoriale du Maroc, Borell a affirmé que le Parlement européen s’intéresse beaucoup à la question du Sahara marocain. Pour lui, la solution ne peut être que dans le cadre de l’ONU. Il a, par ailleurs, rappelé que le Parlement européen avait voté une résolution où il est question d’améliorer un certain nombre de points dans le plan Baker.

Casablanca,09 26 2005
Mostafa Bentak
L'Economiste
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