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Huile d’argan - Ambitions internationales, filière fragilisée

· Une production toujours artisanale
· La sous-déclaration fausse les chiffres à l’export


On connaissait l’or jaune, l’or bleu, l’or noir… Il existe aujourd’hui également un or vert, très précieux dont la région sud-ouest du Royaume détient «le monopole». Il s’agit de l’huile d’argane, produit extrait des “amandons” contenus dans les noyaux des fruits de l’arganier, arbre endémique de la contrée depuis des siècles.

C’est également la deuxième essence forestière du pays. La superficie couverte à l’heure actuelle est estimée à 800.000 hectares. Une forêt qui commence au-dessus d’Essaouira, longe l’Atlantique jusqu’à Guelmime, tout en s’étendant dans la région du Souss, particulièrement à Taroudant, Tiout, Aït Baha, Tafraout et Tiznit. Dans cette contrée où la sécheresse est devenue un phénomène structurel, l’arganier, qui arrive à se développer même sur des socles rocheux et des zones arides est une véritable providence pour les habitants notamment de l’arrière-pays. Dans ce milieu, son rôle social n’est plus à prouver.

D’après le département des Eaux et Forêts, l’arganier permet la subsistance de 3 millions de personnes dans le sud du Royaume. Par ailleurs, il fournit 20 millions de journées de travail par an. Son exploitation constitue en effet une activité génératrice de revenus et a toujours eu une fonction socioéconomique.

Ce n’est toutefois qu’à partir des années 90 que la filière s’est structurée à travers la création de coopératives de femmes spécialisées dans la production d’huile d’argane, dont le nombre s’est multiplié au fil des ans. Selon les chiffres communiqués par les acteurs du secteur, on compte actuellement dans la région du Souss une cinquantaine de coopératives mais seulement vingt sont actives. Parmi elles, moins d’une dizaine sont mécanisées. Le domaine bien qu’en pleine évolution, est marqué par quelques dysfonctionnements. D’une manière générale, les coopératives de production sont marquées par une mauvaise gestion et connaissent des problèmes de commercialisation. C’est ce qui a poussé certaines, il n’y a pas très longtemps, à se rassembler à travers un groupement d’intérêt économique pour être plus compétitives. Cet exemple à suivre, dont l’initiatrice est le professeur Zoubida Charrouf de la Faculté des sciences de l’Université Mohammed V de Rabat, regroupe neuf coopératives baptisées Targanine, entièrement gérées par des femmes. Ces entités, qui veillent également à l’alphabétisation de leurs adhérentes, ont décroché en 2001 le prix Slow Food, qui récompense annuellement les organisations jouant un rôle capital tant sur le plan de la qualité gustative que sur celui écologique et social. Ce n’est pas la seule reconnaissance de la filière à l’international. En fait, il y a, depuis quelques années, un véritable engouement pour l’arganier, surtout qu’il offre de nombreuses niches à exploiter.

Toutes ses composantes peuvent être sources de revenu. Ainsi entre autres, son bois est utilisable pour le chauffage, sans oublier qu’au pied de l'arganier, on peut cultiver de l’orge car cet arbre fertilise les sols. Sa fonction principale reste toutefois la production d’huile. Selon les chiffres officiels, la production nationale peut être estimée à 4.000 tonnes par an. Un volume à noter, qui nécessite 10.000 tonnes d’amandons et 120.000 tonnes de fruits. Pour l'exportation, d’après les chiffres communiqués par l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (Eacce), le tonnage exporté était de plus de 27,23 tonnes lors de la campagne 2003-2004. Les acteurs du secteur estiment toutefois que les volumes expédiés à travers le monde sont beaucoup plus importants, peut-être même 10 à 20 fois le tonnage déclaré. A ce sujet, Zoubida Charrouf attire l’attention sur les tonnages de grains exportés et sur les volumes expédiés dans des conditions d’hygiène douteuses et de façon frauduleuse qui risquent de causer un grand préjudice au Maroc.

Casablanca,09 12 2005
Malika Alami
L'Economiste
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