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Des pistes pour rattraper les pays du Nord - Entretien avec Jean-Paul Fitoussi, secrétaire général de l’AISE

Jean-Paul Fitoussi est un économiste, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris. Il est aussi secrétaire général de l’Association internationale des sciences économiques (AISE), qui tient son congrès mondial depuis le 29 août à Marrakech. Ses principales contributions ont porté sur les théories de l’inflation, du chômage, des économies ouvertes, et sur le rôle des politiques macroéconomiques. Fitoussi estime que la recherche est un rêve, mais un des plus producteurs de réalité.

- L’Economiste: Un chercheur économiste est-il un visionnaire ou un rêveur?
- Jean-Paul Fitoussi: La recherche est probablement le rêve le plus producteur de réalité, mais qui demeure pendant un certain temps uniquement un rêve. Souvent, il ne trouve application que quelques décennies plus tard. Prenons l’exemple des technologies de l’information. Tout est parti autour d’un débat au début du XXe siècle. Un débat et un rêve de chercheurs mathématiciens pour mettre une sorte de plate-forme, sans aucune prétention de voir le jour. Pourtant, quelques années plus tard, il est né un appareil, l’ordinateur…

- Quel a été alors le rêve de l’AISE, il y a plus d’un demi-siècle lorsqu’elle fut créée?
- L’AISE est une association des associations. Elle a été créée à l’issue de la Deuxième Guerre mondiale et a accepté parmi ses membres toute association quelles que soient son identité, sa doctrine et son idéologie. L’objectif était de permettre la continuité du dialogue entre chercheurs scientifiques des pays de l’Est et des autres nations, pour le bien de la recherche. Aujourd’hui, c’est une ONG ouverte à l’ensemble des pays, du nord au sud, avec uniquement comme préoccupation l’avancement de la recherche.

- Le monde a changé depuis la Deuxième Guerre, quels sont les nouveaux défis?
- Certes, mais pas nos préoccupations. Vous savez, plus la recherche progresse, plus de nouveaux objectifs apparaissent. Comme défis et à titre personnel, je pense à la bonne gouvernance, aux méthodes pour l’accompagnement de la globalisation, à la bonne politique sociale, celle capable de promouvoir l’égalité dans des pays en voie de développement. Le défi majeur est que ces pays arrivent à rattraper les pays du Nord. C’est le seul moyen pour lutter contre le déséquilibre mondial qui serait insoutenable à long terme.
La principale préoccupation de l’AISE est de respecter la frontière de la discipline. D’où les thèmes qui sont abordés dans nos congrès. Pour celui de Marrakech, trois sujets pris en compte. D’abord, les développements scientifique et économique qui croisent désormais d’autres sciences comme la psychologie. Le second thème est dédié à la compréhension des bouleversements économiques mondiaux. Cela va de la destruction du mur de Berlin au cas de la Chine, en passant par les transitions économiques et politiques dans les régions. Il existe là matière à réflexion, mais surtout pour tirer des leçons en matière de politique économique. Enfin, le troisième thème du congrès est consacré traditionnellement aux évolutions qui se sont produites dans la région où se tient la rencontre.

- Pourquoi avoir choisi le Maroc comme lieu de rencontre du 14e Congrès?
- C’est le fruit du hasard et aussi de connaissances. Un choix que l’on ne regrette pas aujourd’hui. D’abord, c’est un beau pays malgré la chaleur. Du reste, c’est un pays prometteur en ce qui concerne le développement de la démocratie sociale du marché. Les réformes entamées ou celles encore en cours vont dans ce sens et le Maroc pourrait devenir un pays modèle dans la région.

- Justement, quelles recommandations au Maroc et aux pays de la région, d’autant plus que l’AISE s’est engagée auprès de la Banque mondiale…
- Nous ne sommes en aucune façon partenaire de la BM. Nous avons accepté de désigner un membre de l’AISE au déroulement du programme Global Développement Network, initié par la Banque mondiale, à condition que ce dit programme devienne autonome. Et c’est le cas aujourd’hui.
Je veux juste rappeler que nous ne nous sommes pas une association politique et, de ce fait, l’AISE est plutôt favorable à des positions pluralistes. Ses congrès sont ceux de débat et d’affrontement d’idées. Ceci étant, souvent les travaux du congrès fournissent une sorte de grille de lecture qui peut s’avérer utile aux gouvernements.

Casablanca,09 05 2005
Badra Berrissoule
L'Economiste
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